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La Waffen S S DAS REICH

12 Mai 2014 , Rédigé par Roro Publié dans #Période 39-45


Information sur l’armée du crime
La DAS REICH (deuxième division de panzer S S)
Elle est une unité de la WAFFEN S S qui en Allemagne est un état dans l’état elle prend directement ses ordres auprès d’Hitler. Elle intervient d’abord à l’est de l’Europe où son passage est jalonné de massacres, pillages, incendies de villages. Les S S utilisent une méthode d’horreur en direction de la population. Ce sont des tueurs professionnels organisés et fanatisés pour des massacres de masse. Leur formation conduit en la disparition de toute conscience morale. La Das-Reich qui a sévi en Biélorussie, quitte le front de l’est au printemps 44 pour se reconstituer. C’est ainsi qu’elle arrive sur Bordeaux. Cette recomposition se fait avec des jeunes, on assiste alors à un apprentissage de la violence, quand ils ne trouvent pas la résistance, ils s’en prennent à la population. Si non, face à la montée de la résistance les waffen S S proposent leur action de professionnels du crime dans des actions préparées.
Début Juin 1944 la division Das Reich reçoit mission d’agir sur notre région pour contrer la résistance. C’est 8700 hommes qui arrivent en limousin. Le but était de nettoyer la région « des bandes terroristes » La division est en état de recomposition, en formation et en matériel. Elle remonte par une longue trainée, avec une colonne centrale et des parallèles. Tout son parcours est émaillé de crimes féroces. Le général Lamerding affirme : «Nous terrorisons impitoyablement ».
Dans les premiers jours de juin 1944, les allemands ne savent pas où et quand le débarquement des alliés aura lieu, mais ils savent eux aussi que celui-ci est imminent, ils ‘y préparent. Le général Lammerding de la deuxième division Panzer S S « Das Reich » rédige le 5 Juin 1944 une note qui dicte le programme d’action de son détachement militaire. « Le changement dans la situation des maquis, dans la zone Cahors – Aurillac – Tulle, représente un danger qui, en cas de débarquement, peut avoir des conséquences sur les opérations…..²La division juge nécessaire et seule capable d’apporter le succès, la conjugaison de mesures suivantes :
1 Une contre propagande lancée brutalement et une discrimination des terroristes considérés comme des causes de troubles. Cela afin de dresser la population civile contre eux…..
2 Occupation des villes de Cahors, Figeac et Brive par des unités mobiles qui travailleront activement à la lutte contre les bandes en liaison avec les services du S D (service de renseignement)…. Il faudra tenir en réserve pour les actions d’une certaine envergure la section de chars et un bataillon (motorisé ou blindés)…
3 On rassemblera pour le 15 Juin 5000 hommes suspects dans la zone Cahors-Aurillac- Tulle et on les enverra en Allemagne….
4 on rassemblera 200 camions et 400 voitures de tourisme dans la région…… si nous réquisitionnons tous les véhicules qui ne sont pas indispensables à l’économie, l’ennemi perdra encore une part importante de sa puissance….
5 Libération d’un membre de la famille ou d’un ami prisonnier, en récompense de renseignements (dépôt d’armes, chef du maquis)
6 Faire savoir que pour tout allemand blessé, trois terroristes seront pendus (et non fusillés) et pour tout allemand tué, se seront 10 terroristes…..et passer aux actes.
7 Surveillance renforcée des transports.
Le soir du 8 juin des éléments de cette colonne arrivent donc à Tulle où ils terrorisent les habitants de la ville et des alentours.
Le 9 juin Pendant que certains éléments commettent les atrocités à la manufacture et dans le secteur de soulhac, d’autres patrouillent mettent le feu, tirent sur tout ce qui bouge, comme ce fut le cas aux Jordes commune de Lagarde Enval le 10 Juin…


Après leur forfait à Tulle, dans le secteur de Saint-Junien en haute Vienne Les SS prennent la relève de la Wehrmacht et décident de transposer la aussi les crimes qu’ils ont déjà expérimenté à l’est de l’Europe. Le choix d’Oradour-sur-Glane : Ce village peut être massacré d’autant qu’il n’y a pas de résistance connue. La méthode : Rassembler les gens, puis enfermer des groupes dans des lieux bien clos sans possibilité de fuite, pour les exterminer rapidement. On notera que si à Tulle comme le recommandait lui-même le général De gaulle, la résistance affrontait l’ennemi en vue de favoriser l’action du débarquement, à Oradour-sur-Glane il n’y avait aucune résistance connue.

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