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L'arbre à pain

22 Décembre 2014 , Rédigé par Roro Publié dans #Arbres et Nature

L’arbre à pain

Et si on reparlait des châtaigniers. Les années précédentes, la mode était de planter l’espèce « Marigoule » pour des raisons de résistances aux maladies puisque c’est un hybride et pour la commercialisation compte tenu que ces fruits sont très gros. C’est ce qui était conseillé malgré que la déhiscence des bogues soit médiocre, car ceci va bien pour les producteurs suffisamment importants qui peuvent posséder une machine à ramasser et à déboguer. Les conseils prodigués par la chambre d’agriculture ne concernent pas ou très peu les particuliers. Pour ceux-ci, il suffit qu’ils aient un ou deux arbres quelque soit l’espèce pourvu que les châtaignes se défassent bien. Par contre le petit producteur qui met en valeur un terrain et qui veut commercialiser ses fruits le cas échéant doit souvent se débrouiller seul.

Dés l’an passé le technicien conseillait plutôt « Bouche de Bétizac » pour pallier les inconvénients du Cynips. Les conséquences ne se sont pas fait attendre. Cette année pour ceux qui avaient l’habitude de ne pas commander à l’avance leurs plans en raison de la faible quantité de leurs besoins, n’ont pas pu être servis. C’est la même chose pour « Bournette ». Pour ma part je me suis rabattu sur « Précoce de Migoule ». Cette espèce est une des trois les meilleurs parmi les hybrides. Elle à été sélectionnée à Migoule prés de Brive (comme Bétisac) par l’INRA. Elle ressemble beaucoup à Bétizac, elle est encore plus précoce et se conserve mieux, mais elle a un taux de partage au dessus de 12% ce qui la classe dans les châtaignes et non dans les marrons. Ceci n’a pas grande importance. Aucune pour sa propre consommation, ni pour la consommation « en frais » en dehors de certaines utilisations industrielles. Elle est un peu délaissée pour cette raison (parce que les moutons de panurges répètent ce qu’ils entendent pour montrer qu’ils savent quelque chose….)

Pour avoir planté l’an dernier deux arbres « Verdale » espèce Sativa c'est-à-dire 100% Européen, j’en ai une excellente impression. Sauf que les arbres sont sensibles à la rouille des feuilles Il faut éviter de les mettre dans un secteur où sévit l’Anthracnose ou les traiter les premières années, au printemps, à la bouillie bordelaise. Il est dit que ce marron est à peine moyen, il est très peu touché par le carpocapse et se conserve très bien. Les plans étaient de taille 10/12, c'est-à-dire de trois cm de diamètre environ, mesure prise à 1.4 m de hauteur. Un des deux a eu deux bogues. Une seule a donné trois fruits (il y a eu des problèmes de pollinisation cette année à cause de la pluviométrie). Ce qui ne suffit pas à m’indiquer d’une façon très précise ce qu’ils valent. J’ai pourtant pu constater que la saveur n’a rien à envier à bien des espèces locales dont on fait la promotion.

Yves Gayout le pépiniériste ne semble jurer que par Verdale et Chevanceau pour une production en vue de la consommation individuelle. Nous pourrons y revenir sachant que le problème de Chevanceau est une compatibilité limitée avec les portes greffes Hybrides.

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