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lepainpartage.com

A quand le réveil ?

28 Janvier 2016 , Rédigé par Roro Publié dans #Questions de société

A quand le réveil ?

Ce matin je lis qu’une employée de supermarché a été licenciée pour une erreur de 5 euros et quelques. La justice a récemment condamné des syndicalistes à 8 mois de prisons ferme. Pendant ce temps les gens qui pillent l’état par l’évasion fiscale sont dorlotés parce qu’on les considère comme des « financeurs » et on a peur qu’ils retirent leurs capitaux. « Ils financent, donc il est normal qu’ils en retirent des profits ». Sauf que tout cela n’est rien d’autre que des richesses qu’ils pillent sur le dos du travail productif. De plus avec l'évasion fiscale, ils sont des délinquants. Je me souviens avoir été à un congrès à Levallois-Perret il y a 50 ans, javais 17 ans et déjà on nous parlait du couple Balkany qui avait des problèmes avec la justice. Ils sont toujours la à la mairie et dans l' hémicycle de l'assemblée nationale. Ils n'ont pas fait un jour de prison et ils sont réélus.

Jamais l’expression : « selon que vous serez puissants ou misérables …... » n'aura été si pertinente c'est à se demander si le peuple veut se réveiller un jour. Une idée générale montre que le fatalisme s'est emparé des consciences. Je considère que le système libéral (en fait capitaliste) est bien rodé est implanté mondialement et aussi que ceux à qui, il revient de proposer une alternative sont divisés à loisir, mais aussi et surtout parce qu'ils n'ont pas suffisamment travailler sur les propositions alternatives crédibles. Il ne suffit pas de faire des promesses, il faut montrer comment on va mettre véritablement ces propositions en œuvre.

En dehors du fait qu'on peut créer des emplois par la relocalisation des productions, par la prise en compte de la transition écologique ou même relancer l'économie en augmentant les revenus de ceux qui sont loin d'avoir satisfait leur besoin, il n'en reste pas moins vrai qu'on ne peut pas produire plus que les besoins le nécessitent et en tous cas plus que la demande solvable. La mécanisation puis la robotisation ont diminué le temps de travail nécessaire. Au lieu de produire du chômage les progrès scientifiques et techniques doivent aboutir à la diminution du temps de travail pour donner un emploi à tous.

Mais la encore il faut le financer ! Et comment si ce n'est en prenant sur les richesses crées ? Qui sont pillées actuellement ? Il faut donc aller chercher l'argent la où il est. Mais va t 'on nous dire, si on touche aux profits, les actionnaires vont se retirer. C'est bien la que se situe l'acte politique révolutionnaire. Il y a la nécessité de financer au fur et à mesure que les cas se présentent d'une autre façon que par les capitaux privés. Et de fait donner le pouvoir (qui est actuellement aux mains des financiers) aux travailleurs aux citoyens, à la collectivité au service de tous.

On voit que la réponse immédiate au chômage qui est le problème central, conduit à la mise en place progressive d'un autre rapport au travail, d'un autre système social est économique. On voit que les idées justes et simples s'énoncent clairement pendant que les longs discours n'ont de but que d'endormir les gens. Mais pour mettre en œuvre ces idées, il faut une véritable volonté politique et travailler sur le comment s'y prendre. La encore il y a du travail à faire parce que de toutes façon les changements ne se feront qu'avec la volonté consciente des citoyens.

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Alternative

3 Janvier 2016 , Rédigé par Roro Publié dans #Questions de société

Alternative

(Article revu)

Lors d'une discussion un ami me disait de ne pas oublier que le programme du Front de Gauche n'est pas révolutionnaire. C'est exacte. Malgré tout, mon sentiment est qu'il ne doit pas y avoir une politique visant à amoindrir et apaiser les plaies en attendant le grand soir. Chaque élément d'un programme national portant sur une législature ne peut que s'inscrire dans la mise en place peut ou prou des bases d'une nouvelle société libérée du dictât de la finance.

C'est ainsi que la question du chômage doit être abordé : a savoir qu'il est nécessaire d'investir dans les énergies renouvelables et d'autres domaines et il est indispensable d'avoir un bon niveau de productivité ne serais ce pour éviter de dépendre de l'extérieur et maintenir l'emploi en France.

Cela ne suffit pas ! Le libéralisme productiviste a cassé l'emploi, c'est avec la réduction du temps de travail que l'on pourra le recréer. Bien entendu le financement ne peut qu'être assuré par la remise en cause des profits de la finance, cela suppose une volonté politique, mais si les français adhèrent à notre projet nous en auront la force. Dans ces conditions on aura la réaction des actionnaires qui risquent pour faire capoter les changements où parce que leur taux de profits devient à leur grès insuffisants de retirer leur capitaux investis. Ce qui pose la question de re-financer les sociétés autrement et du coup remet en cause la financiarisation de l'économie, l'accaparement des richesses produites par l'actionnariat et de fait le capitalisme.

Baisser le temps de travail, Maîtriser le crédit et l'investissement, donner le pouvoir dans les entreprises aux travailleurs, doivent être nos objectifs mais aussi nos mots d'ordre.

Quelle société nous voulons , comment nous pouvons y parvenir ? Il est temps de lancer le débat public au lieu d’être timoré et d'avoir un discours qui tranche peu finalement avec les autres. Il y en a marre des discours abstraits qui ne veulent rien dire au fond. Pour les forces qui se veulent alternatives si elles sont prêtes à assumer leurs responsabilités doivent engager le débat y compris (et surtout même) lors des campagnes électorales avec les citoyens parce que les changements ne se feront qu'avec eux.

Je n'ai jamais cru au grand soir, mais à la mise en place de mesures qui s'imposent progressivement et qui résolvent les problèmes posés tout en installant de nouvelles bases à la société. N'en déplaise aux nostalgiques de l'opposition surannée entre les réformes démocratiques et la révolution.

Tout cela signifie que l'échéance des élections présidentielles devra être l'occasion de se positionner. Nous, y reviendrons.

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