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le 8 Juin1944

18 Avril 2014 , Rédigé par Roro Publié dans #Période 39-45

 Témoignage à l'occasion du 70 ème anniversaire des évènements de Juin 1944


Ce 8 Juin,  une colonne de la SS Das Reich est arrivée sur Tulle et  les éléments de cette unité se dispersent sur les hauteurs de la ville pour surprendre les maquisards qui sont encore dans la cité à la suite de la prise d’une partie de celle-ci par les maquis FTP dans la journée et la nuit précédente. Conformément aux directives notifiées par le général Lamerding quelques jours auparavant un dispositif se mis en place pour contrôler la circulation dans certains carrefours. C’est ainsi qu’au croisement entre les routes allant de Cornil à Sainte-Fortunade et la D28 entre Tulle et Le Chastang à proximité du hameau du Nialat, les soldats filtrent le passage. Les enfants du village ont peur de ces intrus. La troupe s’installe dans les terrains situés en dessous des habitations et forment les faisceaux avec leurs armes. Ils campent dans le bois à tenant. Leur séjour dure le temps de la présence des SS à Tulle entre le 8 et le 10 Juin

.          René Chastang le 8 Juin 1944

 

  René chastang originaire de la salade commune de Tulle, est entré au maquis au sein de la, 21 nième compagnie des corps franc (A S) au camp de Chabrier sur la commune d’Albussac, mais proche de Clairefage sur saint-Fortunade. Cette après midi, il a rejoint chez elle une jeune personne Léa Lacroix  à La Couparie. Le lieu n’est pas très sur, parfois  les soldats Allemands patrouillent dans ce secteur qui n’est pas très éloigné de leur garnison, ils entrent  dans les maisons pour vérifier que personne d’illégal s’y cache. Cette après midi la, alors que nos jeunes gens sont ensembles et que leurs occupations et leurs pensées sont très loin de la guerre,  quelqu’un de la maisonnée a entendu des bruits de pas caractéristiques du heurt des souliers ferrés avec les cailloux du chemin. La troupe est constituée d’une quinzaine de soldats qui arrivent depuis le hameau des places en contrebas. Depuis les places le chemin qui monte se divise. Une branche part tout droit vers  Cassou, une bifurcation montant sur la gauche passe devant les maisons de La Couparie. Immédiatement le réfractaire alerté sort de la maison et va se cacher dans un champ de blé en contre bas en suivant un parcourt parallèle au chemin qui monte des places. Au bout de quelques instant il entend des voix ennemies, puis (semble t’il) craignant d’être découvert, part du coté opposé au danger pour traverser le pré en direction la partie boisée sous le hameau de cassou. La encore la troupe est présente non visible; cachée par les arbres en bordure du chemin. Notre jeune maquisard  était une cible trop facile pour que ces sauvages lui laissent une chance. Un peu plus tard en fin d’après midi ce sera le tour de ces camarades partis du camp de Chabrier avec camionnette en mission,  de succomber dans l’embuscade de Pounot.

  Les Allemands donnent ordre aux habitants à proximité de ne pas toucher le corps. Malgré la peur, il faut bien éviter de laisser le mort seul la nuit, livré aux animaux sauvages et à la hâte lui offrir une sépulture, quoi que rudimentaire mais digne d'un hêtre humain nonobstant le danger. C'est la famille Masmonteil du château de Lamorgie qui prit l'initiative de l'enterrer à proximité de leur habitation. Plus tard le corps fut transféré au cimetière de Sainte-Fortunade.   

   J'ai trouvé la famille Chastang que je dois  rencontrer prochainement pour lui transmettre les informations à ma disposition.              

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