Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
lepainpartage.com

Articles récents

Friot

21 Octobre 2014 , Rédigé par Roro Publié dans #Questions de société

Ce sociologue, théoricien était venu l’an passé faire une conférence à Brive. Je vais donner mon opinion sur un des sujets abordés. Les autres étant du même tonneau si non pire. Je m’y consacrerai une autre foi dans la mesure du possible, parce que ce personnage savant qui s’exprime à merveille donne le sentiment qu’on ne sait peut de chose à coté de lui et donc qu’il vaut mieux s’en remettre à ses propos sans réfléchir et le laisser penser pour nous. J’exagère peut être un peu mais il me fait figure de gourou.
Voici qu’il nous « apprend » face au tableau crayon et croquis à l’appui dit qu’à la libération, le ministre des affaires sociales a eu la bonne idée « De faire une augmentation du PIB » pour se donner les moyens de mesures sociales. Mais qu’est ce que cela ? Voici que le conférencier nous donne la clé. Il « il s’agit de créer une inflation » ! Or, nous savons que l’augmentation des salaires, a conduit de fait à une augmentation de la demande solvable. Dans les conditions du rapport entre cette dernière et l’offre, il se produit un phénomène selon lequel un ajustement se crée de fait dans le sens de l’augmentation des prix. De plus le patronat à toujours tendance pour répondre à l’augmentation des salaires à enclencher un processus d’inflation pour diminuer le cout de ceux -ci. Cela d’autant plus que les cotisations sociales instaurées avec la création de la sécurité sociale sont venues accentuer la situation. Dans ces conditions on est septique quand à savoir si le progrès social a entrainé une inflation qui, en dehors de l’augmentation des salaires représentait environ le cout de l’assurance maladie assez faible à ce moment la ou si c’est une inflation volontaire qui aurait permis ces mesures sociales.
Fort de cette affirmation ce sociologue très instruit et très démonstratif expose que pour financer l’investissement il conviendrait de « Faire une augmentation du P I B » à l’instar de ce qui selon lui fut fait à la libération. Examinons de quoi il s’agit en fonction du schéma qu’il défini en prenant un exemple concret. Vous avez un Kilogramme de pomme de terre à un euro, vous le portez à un euro et vingt centimes et vous utilisez cette augmentation pour financer les investissements où toute autre mesure. Les premières observations qui s’imposent sont que : il s’agit bien d’une inflation et non d’une « une augmentation du P I B » puisque nous n’avons toujours que la même quantité de produit avec un cout plus élevé. Ensuite, un tel processus a déjà été utilisé et toujours en vigueur, c’est la T V A. Donc monsieur Friot propose de créer une deuxième TVA. Un autre aspect qui découle de tout cela est qu’avec une telle inflation les salaires diminuent. Bien sur pas en chiffres absolus mais en pouvoir d’achat, donc en valeur réelle. Dans le cas initial si on considère que la part du salaire à 30 €, c'est-à-dire 30% de la valeur de la marchandise, après inflation, la valeur du salaire sur 1,20€, sera de 25% de la valeur des marchandises à acquérir. Nous avons donc une diminution du salaire réel….. Mais le MEDEF ne réclame t’il pas l’augmentation de la TVA ?

Lire la suite

La bataille idéologique

23 Septembre 2014 , Rédigé par Roro Publié dans #Questions de société

3) La bataille idéologique
A) Afin de maintenir sa domination malgré qu’une majorité de citoyens est victime du système, le capitalisme s’est accaparé l’ensemble des moyens d’information par les quels il mène une bataille idéologique et obtient ainsi par la domination de ses idées, la domination de son pouvoir.
C’est ainsi que depuis longtemps, mais particulièrement depuis les années 80 - 90 période du capitalisme triomphant, la bourgeoisie, a prétendu que l’esprit de gagneur, de domination d’êtres humains sur leurs congénères étaient dans l’ordre des choses. Que c’était finalement ce qui faisait avancer l’histoire. Par voie de conséquence la domination des plus riches était salutaire et en tout cas inéluctable. D’ailleurs, les études de Darwin développées dans son traité « l’évolution des espèces » étaient la pour démontrer que la loi naturelle par laquelle c’est le plus fort qui l’emporte était la règle à laquelle il fallait s’astreindre. Donc on ne peut rien y changer.
Cette idéologie largement développée dans les universités, s’appuyant sur le « Darwinisme », supposé développer les idées de ce chercheur, a inondé les esprits de nos concitoyens et particulièrement des jeunes étudiants avides de savoir et confiants dans ceux qui étaient chargés de les instruire.
Tout cela s’avère une grande escroquerie !
Déjà il nous ait donné de constater sur le terrain les nombreux engagements en faveur des actions caritatives, ou participation à la vie associative….
La référence scientifique elle-même est complètement erronée. La réalité est que dans les études qui ont suivi son premier ouvrage, le chercheur Anglais a observé que lors de la constitution des groupes d’individus devenant des humains, ce sont les gènes de sociabilité qui ont étés favorisés et qui se sont développés, je citerais l’affectivité et la solidarité….C’est d’ailleurs pour cela que les études de Darwin n’ont rien à voir avec les théoriciens qui avaient créé le « Darwinisme ». Pour approfondir ces questions on peut retrouver Patrick Tort qui, est un des philosophes qui ont travaillé sur le sujet….
Dans nos pays d’économie dite « occidentale », alors que nous produisons de plus en plus et que nous sommes en surproduction, la logique voudrait que cela conduise à diminuer le temps de travail de façon à donner un emploie à chacun. Ceci ne peut qu’être possible qu’en partageant les richesses. Dans le système capitaliste, c’est une autre logique parce que le but n’est pas la satisfaction des besoins. Parce que l’humain n’est pas au cœur du raisonnement.
La caractéristique du capitalisme est qu’il se trouve au point de développement actuel face à des contradictions insurmontables.
_ La contradiction qui fait que le productivisme mets en péril la planète
_ la contradiction avec le fait qu’on ne peut pas avoir des salariés et autres producteurs de richesses exploités au maximum et des consommateurs suffisamment solvables pour acheter les marchandises.
En dehors de la justification du système capitalisme lui-même, les libéraux usent aussi d’arguments selon lesquels les économies capitalistes sont tellement imbriquées dans le monde qu’il serait impossible de changer les règles. De plus les institutions en vigueur lui permettent de continuer à tirer les ficelles parce qu’elles n’assurent pas la juste représentation populaire.
Les représentants de la politique au service du capital, finissent par avoir une audace à couper le souffle. Un élu UMP lors du débat « Des parole et des actes » face à JLM est venu dire à la télévision que le problème était que son stylo, était fabriqué en Chine pour un cout deux fois moindre qu’en France. Ils ne se cachent même plus pour prétendre qu’il faudrait baisser les salaires ! Alors que dans les autres pays voisins on dit la même chose, il n’y a plus de limites pour eux. Sauf qu’on touche la, aux contradictions d’un système qui est incapable de satisfaire les besoins mais aussi incapable de résoudre ses propres contradictions. En réalité le capitalisme est en faillite. Il ne peut perdurer encore qu’en contraignant les peuples d’une façon de moins en moins supportable. La question qui se pose est quand et par quel moyen vat’ il s’effondrer. Un supporter pouvait reconnaître que le capitalisme est en fin de vie et faisait part de son inquiétude quand à savoir par quoi il pouvait être remplacé et confiait « face à cette incertitude on préfère accepter ce qui existe » !
C'est-à-dire que des interrogations des craintes existent, mais l’avènement d’une autre société démocratique et de partage est inéluctable !
Enfin : Le passage par l’extrême droite n’est en rien une solution, ça ne peut qu’être une mauvaise parenthèse destinée à faire durer pendant un temps en pire, le système capitaliste qui est en fin de vie et dont elle est en fait un chien de garde. Il ne peut donc pas y avoir une société finalisée dans le cadre de la politique de l’extrême droite son avènement ne pourrait être que provisoire.
De plus en plus de citoyens sont conscients de la nocivité du capitalisme (bien que ça ne se traduise pas du point de vue électoral). C’est bien pourquoi les hommes de pouvoir s’efforcent de remettre en cause la possibilité au peuple d’exercer sa souveraineté. D’où la nécessité d’exiger l’avènement d’une république nouvelle.

Lire la suite

Stratégie du capitalisme

10 Septembre 2014 , Rédigé par Roro Publié dans #Questions de société

2) La Stratégie du capitalisme
Le propre du capitalisme n’est pas de produire pour satisfaire les besoins; mais de réaliser des profits sur la vente des marchandises. Cela le conduit à mettre sur le marché un maximum de produit, d’effectuer une politique de l’offre. Cette offre est plus importante que la demande, en tout cas de la demande solvable. Afin d’écouler ses marchandises il sera amené à baisser les prix, ce qui conduit pour lui à une baisse « tendancielle du taux de profit ».
Pour palier à cette situation le capitalisme à recours à un certain nombre de dispositions.
_ L’extension du marché pour ouvrir des débouchés plus grands. Ce qui amène à la baisse toujours plus importante des barrières douanières notamment.
_ La baisse du cout des matières premières. Ce qui à justifié le colonialisme afin de s’accaparer à bon compte de ce dont il avait besoin. Après la libération des peuples c’est le néocolonialisme qui a permis de continuer le pillage …..
_ L’accroissement de productivité, afin de baisser les couts de fabrication. Pour cela il s’est appuyé sur le machinisme et l’amélioration des techniques qu’il a favorisées. (C’est en cela qu’il a été un facteur de progrès économique. Il a été aussi un facteur de progrès social d’une façon relative dans la mesure où les travailleurs ont mené un combat de lutte de classes et ont put obtenir des améliorations de leur conditions)
_ La baisse du montant versé aux salariés. Comme il n’est pas possible de baisser les salaires, pour en baisser malgré tout le cout, il va être procédé à l’inflation. Ce qui aura le même résultat mais ne mobilisera pas ou dans une moindre mesure la défense des salariés.
Dés l’instant où l’on produit plus que l’on consomme, au fur et à mesure du développement de la production la logique serait de diminuer progressivement le temps de travail pour donner un emploie à chacun. Cela nécessiterait de partager aussi les richesses et ce n’est pas la logique du capitalisme qui est de permettre aux possédants de faire des profits, considèrent les ouvriers comme des moyens de production au même titre que des machines et laissent de coté des millions de sans emploies.
L’aménagement de la société à vu progressivement des services se mettre en place dans les domaines divers, la santé, les transports, l’enseignement, la culture, etc. Tout cela conduit à ce qu’un emploie dans l’industrie conduise de par la consommation qu’il entraine et par voie de conséquence l’activité qui découle de cette consommation, c’est prés de deux autres emploies qui sont crées (Ils sont dits « emploies induits ») C’est ce qui nous amène à constater que la consommation est le moteur de l’économie. (À ce stade on peut faire la relation avec la fausse solution de l’austérité…..)
C’est pour cette raison que l’austérité et la réduction d’emploies dans divers domaines, pour obtenir un équilibre budgétaire se traduit par une aggravation de la situation puisque le fait de ne plus financer des emplois se traduit par une augmentation du chaumage décuplée et une réduction de l’activité. D’où une réduction des rentrées fiscales et sociales.
Nous savons aussi que le problème de la dette est en réalité la question de la dette illégitime, c'est-à-dire les emprunts qui ont étés contractés par l’état, pour palier le manque à gagner en raison des cadeaux fiscaux aux plus riches.......

Lire la suite

Le système d'exploitation capitaliste

6 Août 2014 , Rédigé par Roro Publié dans #Questions de société

La préparation d’une série d’argumentaires m’est apparue utile pour servir de présentation du sujet, afin d’organiser des débats formation sur les questions fondamentales, du point de vue de l’économie politique et la bataille des idées en général dans ce monde, face au pouvoir et la rapacité de la finance.

Cette première fiche est succincte, elle porte sur Le système d’exploitation capitaliste

1) L’exploitation capitaliste

Introduction

La première société humaine fut la société primitive. Société de partage de vie collective où les individus vivaient de cueillette de chasse et de pèche. Il se trouve qu’avec le développement de leurs groupes et les aléas de la nature ils eurent besoin d’étendre par moment le champ de leur recherche pour subvenir à leur alimentation. Ils ont été amenés à se heurter à d’autres groupes dans cette recherche et ces confrontations étaient violentes. Ceci à amené à ce que certains éléments se manifestent comme des valeureux combattants et progressivement on vit s’affirmer de véritables chefs de guerre. Ces derniers ne tardèrent pas à devenir des chefs de tribut qui dictaient leurs volontés. Cette situation à conduit à ce que à l‘occasion d’affrontements avec les adversaires, les vaincus soient fait prisonniers pour êtres utilisés comme esclaves. L’asservissement d’êtres humains au profit d’autres était né. Par la suite et progressivement par extension, cela à donné le féodalisme avec la domination des seigneurs et du clergé qui a perduré pendant le moyen-âge.

Le principe de l’exploitation capitaliste

Apres la grande révolution nous avons vu la bourgeoisie s’installer, avec l’arrivée des fabriques et des manufactures où les ouvriers adultes ou enfants étaient exploités très durement par les patrons qui s’enrichissaient sur leur dos. Le système d’exploitation capitaliste était né par le principe d’accaparement des richesses crées, par le travail salarié. Le développement de ce système va s’appuyer sur le progrès technique et plus tard sur une politique de l’offre.

La rémunération du travail salarié se fait sous forme de salaire dont le rôle est de permettre à l’ouvrier de se nourrir d’une façon précaire suffisante à minima pour renouveler sa force de travail. Ce système est basé sur le principe selon lequel l’ouvrier est capable de produire plus que ses propres besoins. Les besoins étant considérés comme le minimum vital dans les conditions de l’époque. La valeur d’une marchandise crée est évaluée en fonction du temps de travail socialement nécessaire à sa production. La différence entre le salaire versé et la vente des marchandises produites constitue la plus-value qui est aussi le profit du patron.

La financiarisation de l’économie

Avec les concentrations toujours plus poussées de l’économie est arrivé l’actionnariat. C’est une situation nouvelle par lequel les banques ou les actionnaires par le biais des banques deviennent propriétaires des entreprises qui sont devenues importantes souvent sous forme de trusts. Ce genre de propriété est temporaire, elle ne dure que le temps que les actionnaires le veulent bien. Légalement ils peuvent revendre leurs actions dans le cas ou les bénéfices réalisés ne sont pas jugés suffisant s pour satisfaire leurs appétits et de fait créer les conditions pour que privée de capitaux, donc moyens pour fonctionner ; l’entreprise soit en difficulté, elle devient « O P Able » ou elle disparaît. Ces actionnaires sont appelés «investisseurs » par les tenants du système, ils ne sont en réalité que des rapaces qui ont acheté le droit de s’accaparer les bénéfices de l’entreprise, et par conséquent la plus value du travail salarié. L’entreprise une foi pillée sera abandonnée dés l’instant où elle ne rapportera plus le profit demandé.

La financiarisation de l’économie conduit à ce que les « investisseurs » qui ne sont rien d’autre que des spéculateurs et des profiteurs, engagent leurs capitaux vers les secteurs les plus rentables et donc les banques n’ont plus les moyens pour soutenir les PME. Le rôle des banques qui serait d’effectuer des opérations de prêt et de dépôts est détourné au service de l’argent spéculatif. D’où la nécessité de nationaliser le secteur bancaire pour donner une autre orientation. La création d’un pôle financier public est un moyen en attendant la nationalisation totale pour palier à ces difficultés.

La société d’aujourd’hui est multiple ce qui brouille la vision de la réalité. ..Certains vont jusqu’à dire qu’il n’y a plus de luttes des classes. Mais, rien n’a changé au fond, c’est au niveau de la production, avec l’accaparement du travail salarié et du travail productif d’une façon générale, que se fait l’exploitation capitaliste et l’accumulation des profits et donc des capitaux. La lutte actuelle des salariés (Florange, Fralib, etc....) montre à quel point la lutte des classes est présente, tant qu’il y aura l’exploitation et donc antagonisme de classe, il y aura lutte de classe.

C’est pour cette raison qu’après avoir mis fin à la financiarisation spéculative il est non moins nécessaire de donner le pouvoir dans l’entreprise aux salariés. En tous cas pour l’instant, un pouvoir qui compte au sein de l’entreprise. Pour ne prendre l’exemple de Florange, c’est la volonté des salariés qui aurait du être mise en œuvre sous leur contrôle.

Cela nous amène à aborder la possibilité qu’il nous soit donné de prendre les orientations au sein de la nation en toute souveraineté face à l’UE, un autre vaste sujet.

Lire la suite

Economie locale/ nationale

25 Juillet 2014 , Rédigé par Roro Publié dans #Questions de société

Texte parut dans la tribune de discussion du quotidien l'écho courant Mars 2014, auquel je m'attendais à avoir des réponses. C'est ce que j'aurais souhaité afin de débattre. Les personnes les plus intéressées ont préféré taper en touche. ( il se pourrait qu'on y revienne )

Les difficultés des PME sont d’abord liées aux contradictions du capitalisme parce qu’avec la constriction des salaires et de l’emploie, la demande solvable diminue et donc le carnet de commande baisse avec. C’est aussi les inégalités de traitement face aux cotisations sociales puisque les entreprises qui font de gros profits et distribuent des dividendes, ne contribuent pas à proportion de leurs richesses, ce qui conduit à surcharger les entreprises de main d’œuvre afin d’équilibrer les financements nécessaire à l’équilibre des régimes sociaux tout en remettant en cause ces acquis. Les PME sont souvent des sous traitants victimes des donneurs d’ordres qui exigent toujours plus et allongent la durée de payement entraînant des besoins en fond de roulement au même moment où le crédit fait défaut, les banques étant plus favorables à utiliser les crédits pour l’actionnariat en vue de profits plutôt que d’apporter les financements la où ce serait nécessaire. Voila d’une façon brève ce qui me vient à l’esprit en lisant l’article dans le bulletin de l’agglo de Tulle. Il est question de la cotisation financière des entreprises. Je n’ai pas suffisamment d’éléments à ce jour pour aborder ce qui a été voté pour le budget 2014. Toute foi les allègements rétroactifs sur les cotisations 2013 me posent problème. Pourquoi un allègement pour les entreprises de plus de 100000 € et pas en dessous ? Ensuite si certaines d’entre elles sont en difficulté est ce que ce sera avec un allègement de 161 € et 480€ pour les plus de 250 000 € de chiffre d’affaire qui va les sauver des eaux ? Je préfère l’attitude des élus Terre de Gauche (Front de Gauche) qui se prononcent pour des critères objectifs et sélectifs. Toutes les entreprises ne sont pas dans la même situation. Des critères peuvent êtres établies pour soutenir les cas nécessitants une aide sans faire une politique de distribution à la manière de ce qui se fait au niveau national, sans conditions ni retour. 300000 €, c’est le coût de ces allègements pour la contribution 2013. Ceci vaut le coup d’y regarder de plus prêt, d’autant que les arguments avancés dans le bulletin d’information sont l’alignement parfait sur la théorie du pacte de « responsabilité ».

Alors que pour ne parler que du domaine économique la mobilisation de fonds serait la bienvenue notamment dans le secteur agricole pour le maintient de l’activité dans nos petites communes rurales où la production vivrière est un élément aussi contre la désertification. A quelques jours des élections municipales qui vont conduire au renouvellement des conseils communautaires d’une façon faussement démocratiques. Je suis perplexe.

Lire la suite

Inauguration de la stèle

1 Juillet 2014 , Rédigé par Roro Publié dans #Période 39-45

Inauguration de la stèle du grelet

Le 9 juin 2014, soixante dix ans après les faits, la commune de sainte-Fortunade inaugurait une stèle pour rendre hommage aux souffrances endurées par la population face à la barbarie Nazi. C’est sur proposition des amis de la résistance ANACR, sous la maitrise d’œuvre de la municipalité et avec l’aide de l’association des anciens combattants (UFAC), mais aussi les conseils et le soutient de bon nombre de personnes ayants été proches des évènements de l’époque que fut érigé un rocher adapté et une plaque apposée dont voici le texte :

Le 9 juin 1944, des éléments de la division SS « Das Reich », venant de Bretenoux et se dirigeant vers Tulle, allumèrent des incendies dans plusieurs bâtiments du lieu-dit « Le Grelet ». La maison d’en face – aujourd’hui reconstruite – fut entièrement détruite par le feu. Sous un prétexte encore méconnu à ce jour, Antoine Bouthouyrie, le propriétaire, fut exécuté et jeté dans le brasier. Puis la troupe ennemie poursuivit son trajet vers Tulle où une partie de la division SS arrivée la veille se livrait à la pendaison et à la déportation de jeunes civils tullistes.

La population, nombreuse se pressait à cette cérémonie, un enfant de l’école donnait lecture du texte avant le discours de Monsieur le maire. Un petit groupe de musiciens interprétait le chant des partisans, puis un mot de remerciement de Jean Marie Bouthouyrie concluait avant d’offrir le pot de l‘amitié et la fraternité.

Inauguration de la stèle
Inauguration de la stèle
Lire la suite

Le milicien

4 Juin 2014 , Rédigé par Roro Publié dans #Période 39-45

Le milicien (article revu et complété)

C’est en discutant à tors et à « travers », voici quelques années qu’un ancien résistant me parlait d’un milicien qui avait disparu au moment de la libération, il serait parti alors qu’il vivait dans le bourg de Sainte-Fortunade avec sa belle famille. Comme tout cela est conditionnel et que le sort de ce personnage m’est indifférent, je ne cherche pas à en savoir davantage. Voici que quelques temps après, j’apprends par un ancien responsable du « Maquis » que cette personne avait été arrêtée en Aout 1944 par la résistance ! Mais que rien n’aurait filtré par la suite sur son sort qui semblait avoir été fixé. Puis voila que dans les souvenirs qui resurgissent, se trouvent des confidences qui ont été faites il y a plus de soixante ans et qui tendraient à montrer que le sort de ce milicien aurait été monnayé par son beau père qui connaissait beaucoup de monde et avait des moyens financiers. De fait la vie du mari de sa seconde fille avait été sauvée.

Une preuve sur les actions des miliciens ne pouvait pas forcément être prouvée devant un tribunal. Il est certain que ces gens la, menaient des actions de renseignement dans leur entourage, mais qu’ils participaient à des arrestations dans des secteurs suffisamment éloigné de leurs domiciles pour ne pas être reconnus, c’était le procédé de la plupart. Ceux qui savaient prendre leurs précautions. Mais la personne dont il s’agit était propriétaire du cinéma « le Select », avait enlevé les fauteuils pour faire une grande salle ou se réunissaient les miliciens du secteur. Nous avions donc affaire à un chef de la milice, ce qui veut dire que son sort était jugé d’avance. Les propos du beau père rapportés font état du fait qu’il se serait « Ruiné pour sauver son gendre »

Celui-ci, par la suite serait parti couler des jours paisibles au soleil dans le midi de la France où le reste de la famille vers les années 50 le rejoignit.

Lire la suite

17 ans Jeune maquisard

12 Mai 2014 , Rédigé par Roro Publié dans #Période 39-45

Bonjour,


Merci pour votre mail, qui a retenu toute mon attention. J’ai lu votre livre avec intérêt et j’ai pu me replonger dans cette époque si difficile.
Concernant la remarque que j’ai faite à Madame FOCH, elle a trait a un § de la page 161. Vous indiquez “ c’était une drôle d’époque.....l’individu qui avait dénoncé la jeune femme était un amoureux éconduit qui voulait se venger de sa belle”
La vérité est un peu différente.
Il existait à LANTEUIL un pensionnat privé qui se nommait LA PRADERIE ou une famille de professeurs originaires d’Alsace accueillait quelques élèves. Nous étions une petite dizaine, qui allait de la 6ème au baccalauréat. J’avais entre autre un ami qui s’appelait Louis LACROIX et qui comme moi préparait son bac. Nous rêvions d’aller au Maquis. Nous en avons eu l’occasion lorsque la 23/44èmen Compagnie est venue à LANTEUIL préparer une embuscade. Heureusement que rien ne s’est passé car l’impréparation avec laquelle celle ci a été faite, aurait fait que LANTEUIL aurait été un autre ORADOUR. Mais ceci est une autre histoire.
Louis Lacroix et moi même nous sommes présentés au chef qui était le capitaine JOSE. Nous avions 17 ans.
Louis connaissait effectivement une jeune fille dont le père était milicien. Comme nous voulions faire une entrée par un coup d’éclat, nous avons pensé (mais que n’imagine t’on pas à 17 ans) que le mieux serait de capturer ou de tuer ce milicien. Mais comment faire? C’est alors que Louis sachant que sa fille (dont il était effectivement amoureux) allait chercher du ravitaillement dans une ferme à la barrière de COSNAC suggéra qu’on la fasse prisonnière ce qui obligerait son père à se démasquer. Toutefois je ne me rappelle pas qu’il ait été question d’exécution. De toute façon cela n’aurait pas pu se faire sans l’accord de supérieur, notamment du sous secteur. Peut être ma mémoire me fait elle défaut.
Par la suite cette jeune fille a été intégrée à notre groupe sans problème.
Je suis à votre disposition pour toutes autres indications dans la mesure où ma mémoire ne me fera pas défaut.
Cordialement
Jean WORMSER alias ARTHUR

Lire la suite

La Waffen S S DAS REICH

12 Mai 2014 , Rédigé par Roro Publié dans #Période 39-45


Information sur l’armée du crime
La DAS REICH (deuxième division de panzer S S)
Elle est une unité de la WAFFEN S S qui en Allemagne est un état dans l’état elle prend directement ses ordres auprès d’Hitler. Elle intervient d’abord à l’est de l’Europe où son passage est jalonné de massacres, pillages, incendies de villages. Les S S utilisent une méthode d’horreur en direction de la population. Ce sont des tueurs professionnels organisés et fanatisés pour des massacres de masse. Leur formation conduit en la disparition de toute conscience morale. La Das-Reich qui a sévi en Biélorussie, quitte le front de l’est au printemps 44 pour se reconstituer. C’est ainsi qu’elle arrive sur Bordeaux. Cette recomposition se fait avec des jeunes, on assiste alors à un apprentissage de la violence, quand ils ne trouvent pas la résistance, ils s’en prennent à la population. Si non, face à la montée de la résistance les waffen S S proposent leur action de professionnels du crime dans des actions préparées.
Début Juin 1944 la division Das Reich reçoit mission d’agir sur notre région pour contrer la résistance. C’est 8700 hommes qui arrivent en limousin. Le but était de nettoyer la région « des bandes terroristes » La division est en état de recomposition, en formation et en matériel. Elle remonte par une longue trainée, avec une colonne centrale et des parallèles. Tout son parcours est émaillé de crimes féroces. Le général Lamerding affirme : «Nous terrorisons impitoyablement ».
Dans les premiers jours de juin 1944, les allemands ne savent pas où et quand le débarquement des alliés aura lieu, mais ils savent eux aussi que celui-ci est imminent, ils ‘y préparent. Le général Lammerding de la deuxième division Panzer S S « Das Reich » rédige le 5 Juin 1944 une note qui dicte le programme d’action de son détachement militaire. « Le changement dans la situation des maquis, dans la zone Cahors – Aurillac – Tulle, représente un danger qui, en cas de débarquement, peut avoir des conséquences sur les opérations…..²La division juge nécessaire et seule capable d’apporter le succès, la conjugaison de mesures suivantes :
1 Une contre propagande lancée brutalement et une discrimination des terroristes considérés comme des causes de troubles. Cela afin de dresser la population civile contre eux…..
2 Occupation des villes de Cahors, Figeac et Brive par des unités mobiles qui travailleront activement à la lutte contre les bandes en liaison avec les services du S D (service de renseignement)…. Il faudra tenir en réserve pour les actions d’une certaine envergure la section de chars et un bataillon (motorisé ou blindés)…
3 On rassemblera pour le 15 Juin 5000 hommes suspects dans la zone Cahors-Aurillac- Tulle et on les enverra en Allemagne….
4 on rassemblera 200 camions et 400 voitures de tourisme dans la région…… si nous réquisitionnons tous les véhicules qui ne sont pas indispensables à l’économie, l’ennemi perdra encore une part importante de sa puissance….
5 Libération d’un membre de la famille ou d’un ami prisonnier, en récompense de renseignements (dépôt d’armes, chef du maquis)
6 Faire savoir que pour tout allemand blessé, trois terroristes seront pendus (et non fusillés) et pour tout allemand tué, se seront 10 terroristes…..et passer aux actes.
7 Surveillance renforcée des transports.
Le soir du 8 juin des éléments de cette colonne arrivent donc à Tulle où ils terrorisent les habitants de la ville et des alentours.
Le 9 juin Pendant que certains éléments commettent les atrocités à la manufacture et dans le secteur de soulhac, d’autres patrouillent mettent le feu, tirent sur tout ce qui bouge, comme ce fut le cas aux Jordes commune de Lagarde Enval le 10 Juin…


Après leur forfait à Tulle, dans le secteur de Saint-Junien en haute Vienne Les SS prennent la relève de la Wehrmacht et décident de transposer la aussi les crimes qu’ils ont déjà expérimenté à l’est de l’Europe. Le choix d’Oradour-sur-Glane : Ce village peut être massacré d’autant qu’il n’y a pas de résistance connue. La méthode : Rassembler les gens, puis enfermer des groupes dans des lieux bien clos sans possibilité de fuite, pour les exterminer rapidement. On notera que si à Tulle comme le recommandait lui-même le général De gaulle, la résistance affrontait l’ennemi en vue de favoriser l’action du débarquement, à Oradour-sur-Glane il n’y avait aucune résistance connue.

Lire la suite

Les Jordes le 10 juin 1944

12 Mai 2014 , Rédigé par Roro Publié dans #Période 39-45

Les Jordes
(Exposé des faits)
Des éléments de la wafen SS Das Reich arrivés à Tulle les 8 et 9 Juin commettent les crimes les plus odieux dans la ville. Des patrouilles se dispersent en vue de faire la chasse aux maquisards et de terroriser la population civile. La Das reich venue du front de l’est laisse derrière elle prés de 17000 morts civils. Dans la journée du 10 ils arrivent au hameau des Jordes sur la commune de Lagarde Enval où ils mettent le feu aux maisons et tirent des obus dans tous les sens alors que la population effrayée s’est réfugiée dans les bois et les hameaux alentour.
Cette colonne continue son périple en semant la peur, vers le secteur de Laroche-Canillac avec un milicien à la tourelle du premier char, pour indiquer les lieux où les résistants sont susceptibles de se trouver. En arrivant au lieu dit Chataur, une voiture, contenant 5 occupants dont 2 de l’état major départemental FTP se trouve sous le feu de l’ennemie. Le chauffeur sera tué ainsi qu’un agriculteur qui les avait alertés.
Les maquisards en appuis du 4èm bataillon statique FTP, qui avaient leur cantonnement proche, à Marc la Tour et s’étaient dispersés dans les bois, sont venus au carrefour des Jordes pour se rendre compte de la situation, Quand la colonne ennemie est de retour. Pris sous la canonnade, ils réussissent par miracle à s’enfuir sans dommage.
C’est dans ces mêmes instants que « le Toubib » à quelques encablures de ce lieu à soigné à son cabinet, les maquisards de l’AS blessés le 8 au soir, sous les balles des SS à « Pounot». Le dernier rescapé de pounot récupéré dans la nuit entre le 9 et le 10 par un groupe de FTP reçoit les premiers soins par le docteur Etienne Madrange dans la matinée du 10 Juin. Puis, Isidor Poumarat est conduit à Habilis entre Marc la Tour et Saint- Sylvain. De la, avec la menace ennemie qui sévit aux Jordes, il est évacué momentanément, il sera opéré après 5 jours d’attente par les chirurgiens Russes, Yvan Boguinski et Florian des FTP. Cet épisode montre la coopération fructueuse entre les différentes organisations de la France combattante
Les habitants du bourg de Lagarde avertis par la canonnade, craignant que la troupe vienne s’en prendre au village partent dans les forêts et ne reviennent que le lendemain après s’être assurés que la menace s’est éloignée.
(Proposition de texte pour la plaque)
Des éléments de la wafen SS, Das Reich arrivés à Tulle les 8 et 9 Juin commettent les crimes les plus odieux dans la ville. Une de leurs patrouilles arrive dans la matinée du 10 au hameau des Jordes sur la commune de Lagarde Enval. Ils mettent le feu aux maisons et tirent des obus dans tous les sens alors que la population effrayée s’est réfugiée dans les bois et les hameaux alentour.

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>