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Le Grelet Témoignage d'André Delage

12 Mai 2014 , Rédigé par Roro Publié dans #Période 39-45

Le 23 Avril 2014-04-23
Témoignage d’André Delage, d’Espagnac sur les évènements du Grelet le 9 Juin 1944.
« J’avais 6 ans à ce moment la. Nous sommes l’après midi du 9 juin lorsqu’une moto arrive depuis Sainte-Fortunade avec deux soldats Allemands, le conducteur dépose son collègue, puis apercevant ma mère dans le champ au dessus de la maison, lui fait signe de se sauver, ensuite il repart vers Tulle. Un instant après, arrive un convoie de véhicules qui s’arrête, il contient des soldats occupants. Cette troupe entre dans notre maison. Nous habitons la petite maison au bord de la route dont les propriétaires Rigaudie sont à Paris, avec mes parents et mes grands parents Cammas. (Une fille Rigaudie épousera plus tard après la libération René Lachaud, qui au moment de ces faits est au maquis. Ils construiront une maison à proximité). Les soldats mettent le feu à la grange et tentent de faire bruler aussi la maison en allumant tout ce qui est combustible.
Les batiments à coté, chez Bouthouyrie sont incendiés, alors que la propriétaire s’est enfuit dans le bois au dessus. Le feu ne s’est pas développé dans l’étable d’où ils ont amené une vache, mais la maison est en flamme. Antoine Bouthouyrie qui était dans son champ est descendu, il a été tué puis jeté dans le brasier de la maison. (Selon le petit fils les sabots ont été trouvés devant le four tachés de sang). Pendant ces opérations, notre mère nous avait amené avec elle dans le bois au dessus des habitations dans une cabane avant de nous conduire au hameau proche chez nos cousins Delage des Chazeaux. Dés que la troupe fut partie, alors que trois soldats restent sur la route à proximité et regardent notre grand père qui tente d’éteindre le feu, car il est monté sur la toiture pour arroser l’incendie. La charpente de la grange a entièrement brulé mais le feu ne s’est pas propagé à la maison par la toiture pas plus que l’incendie allumé à l’intérieur ne s’est développé »
Le fait que le conducteur de la moto ait fait signe à madame Delage de s’enfuir, ou que les soldats restés sur place n’empêchent pas le propriétaire d’éteindre le feu de la grange, montre que des éléments de la Wehrmacht avaient étés intégrés dans les SS à ce moment la pour compléter les effectifs. En général les soldats de l’armée traditionnelle, la Wehrmacht rechignaient à exécuter les actes de barbarie des Nazis.



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Le Grelet : 1944

11 Mai 2014 , Rédigé par Roro Publié dans #Période 39-45

Le Grelet : 1944

Le 8 juin les SS arrivent à Tulle, par la route de Brive, ils font la chasse aux résistants dans la ville. Ils tirent sur tout ce qui bouge, patrouillent autour de la cité, et s’installent dans les carrefours pour contrôler la circulation. Entre le pont de la Pierre et Pounot une camionnette de maquisard venant de Sainte-Fortunade est prise sous le feu nourris de l’ennemi en fin d’après midi. Six d’entre eux succombent. Le lendemain, les « Nazis » commettent les atrocités à la manufacture et dans le secteur de soulhac.

Pendant ce temps, dans l’après midi du 9 Juin des éléments d’une deuxième colonne de la Das-Reich arrive au petit jour à Bretenoux où elle est sérieusement accrochée par une compagnie AS puis fait sauter un autre bouchon à Beaulieu. Vers midi à Lagrafouillère l’embuscade de l’armée secrète est enfoncée. La colonne SS poursuit sa route sur la nationale 140, mais en passant aux quatre routes d’Albussac, ils s’en prennent aux habitations à coup d’obus et de bombes incendiaires. Très vite Le hameau s’écroule et flambe pendant que le convoie repart. Une panne les oblige à s’arrêter avant Clairefage, non loin du camp de la 21è compagnie AS (à Chabrier). Le convoie repart vers Tulle, puis arrive au lieu dit « Le Grelet » sur la commune de Sainte–Fortunade. Madame Boutouyrie est sortie sur le balcon. Voyant venir les véhicule de soldats ennemis, elle rentre précipitamment et ressort par derrière sa maison qui se situe en bordure de route et s’adresse à son mari. Celui ci fait la sieste à l’ombre des châtaigniers, il a laissé ses sabots devant le four à pain proche de la maison. Sa femme lui dit que les allemands viennent, qu’elle se sauve pour se cacher dans les bois et qu’il devrait la suivre. Antoine ne voit pas pourquoi il aurait besoin d’avoir peur, il n’a fait de mal à personne lui dit il, alors il ne suit pas sa femme. Comme beaucoup, il pense avoir à faire à de simples soldats d’une armée régulière et ne se doute pas que ces soldats sont des SS, une troupe fanatisée, formée à l’armée du crime dont le but est de semer la terreur partout sur son passage. Les SS s’arrêtent, Ils investissent les lieux et mettent le feu à la maison, puis ils attrapent notre homme, le passent par les armes et le jettent dans le bâtiment embrasé. C’est son cadavre calciné qui sera retrouvé le lendemain par son fils. Les soldats allemands tirent sur tout ce qui bouge de prêt ou de loin avec des automitrailleuses de gros calibres. La grange avait elle aussi commencé à prendre feu, mais après le départ de la troupe quelqu'un a réussi à éteindre l’incendie. La toiture de la petite grange chez les voisins brule aussi.

Le lendemain 10 Juin ce sera le tour du hameau des Jordes sur la commune de Lagarde-Enval où les maisons seront brulées par une patrouille à la tête de laquelle un milicien trône pour donner la direction des lieus. Elle se dirigera vers le secteur de Clergoux où elle laissera derrière elle des victimes aussi bien civiles que résistantes.

La maison du Grelet a été reconstruite après la guerre, c’est le petit fils, Jean Marie qui l’occupe, il me dit que la vieille construction été Jadis un ancien relais de diligence.

Chaque jour des centaines de voitures passent devant cette maison, toutes traces de ce crime ont disparu et la vie a repris, son cours et ses droits, ce qui est bien normal. Il n’en ait pas moins utile de rendre hommage à cet homme et faire survivre la mémoire et la conscience humaine à un moment où ressurgissent les relents d’un extrémisme dangereux pour humanité.

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Le Grelet le 9 juin 1944 témoignage de jean Delage.

11 Mai 2014 , Rédigé par Roro Publié dans #Période 39-45

Le Grelet le 9 juin 1944 témoignage de jean Delage.

Jean Delage devait avoir 8 ans en 1944, il habitait au lieu dit Les Chazeaux commune de Sainte Fortunade, non loin du Grelet. Le convoie Allemand venant de sainte fortunade ce jour du 9 juin 1944 s’est arrété pour fouiller les maisons. Selon lui, ils auraient trouvé dans la grange Bouthouyrie, plus exactement, dans l’étable des vaches, un couchage qui servait au propriétaire lors qu’il veillait les vêlages. Ils auraient trouvé également un fusil de chasse et des cartouches, alors que c’était interdit. Les possesseurs d’arme de chasse avaient étés invités à les déposer en mairie, la chasse elle-même était interdite. Cette hypothèse semble tout à fait plausible en dehors du fait qu’elle soit rapportée par une personne digne de foi. Ceci semblerait expliquer même si ça ne le justifie pas, que les SS mettent le feu à la grange et à la maison et abattent le propriétaire qu’ils jettent dans la fournaise. La troupe d’occupant mis également le feu à la grange et à la maison proche où habite la famille Cammas/ Delage. Cette famille Delage est parente avec celle des Chazeaux non loin de la. La grange aurait eu la charpente et la travée détruite par les flammes, mais à la maison le feu ne se serait pas propagé suffisamment pour la dévaster complètement. Au départ de la troupe un petit groupe d’Allemands est resté alors que les enfants et les femmes éteignaient les flammes sur la grange, il n’était pas question que les hommes puissent être autorisés à intervenir. Le lendemain, le père Delage des Chazeaux avec l’aide des femmes et des enfants est allé en passant par l’arrière de la maison éteinte récupérer les meubles sur une charrette. Lorsque le chargement est arrivé aux Chazeaux, une troupe ennemie était revenue patrouiller. Ces soldats parlaient de fusiller le père Delage, l’accusant de transporter du mobilier pour le maquis. C’est à ce moment la que le père Vaur qui connaissait un peu d’Allemand pour avoir été prisonnier pendant la guerre de 14/18 s’interposa pour expliquer la situation, ce qui suffit pour convaincre l’occupant de mettre sa menace à exécution. Vaur habitait pas très loin, il été un peu parent avec Delage du coté de la famille Cammas, il venait souvent aux Chazeaux voir Delage avec qui il s’entendait bien.

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le 8 Juin1944

18 Avril 2014 , Rédigé par Roro Publié dans #Période 39-45

 Témoignage à l'occasion du 70 ème anniversaire des évènements de Juin 1944


Ce 8 Juin,  une colonne de la SS Das Reich est arrivée sur Tulle et  les éléments de cette unité se dispersent sur les hauteurs de la ville pour surprendre les maquisards qui sont encore dans la cité à la suite de la prise d’une partie de celle-ci par les maquis FTP dans la journée et la nuit précédente. Conformément aux directives notifiées par le général Lamerding quelques jours auparavant un dispositif se mis en place pour contrôler la circulation dans certains carrefours. C’est ainsi qu’au croisement entre les routes allant de Cornil à Sainte-Fortunade et la D28 entre Tulle et Le Chastang à proximité du hameau du Nialat, les soldats filtrent le passage. Les enfants du village ont peur de ces intrus. La troupe s’installe dans les terrains situés en dessous des habitations et forment les faisceaux avec leurs armes. Ils campent dans le bois à tenant. Leur séjour dure le temps de la présence des SS à Tulle entre le 8 et le 10 Juin

.          René Chastang le 8 Juin 1944

 

  René chastang originaire de la salade commune de Tulle, est entré au maquis au sein de la, 21 nième compagnie des corps franc (A S) au camp de Chabrier sur la commune d’Albussac, mais proche de Clairefage sur saint-Fortunade. Cette après midi, il a rejoint chez elle une jeune personne Léa Lacroix  à La Couparie. Le lieu n’est pas très sur, parfois  les soldats Allemands patrouillent dans ce secteur qui n’est pas très éloigné de leur garnison, ils entrent  dans les maisons pour vérifier que personne d’illégal s’y cache. Cette après midi la, alors que nos jeunes gens sont ensembles et que leurs occupations et leurs pensées sont très loin de la guerre,  quelqu’un de la maisonnée a entendu des bruits de pas caractéristiques du heurt des souliers ferrés avec les cailloux du chemin. La troupe est constituée d’une quinzaine de soldats qui arrivent depuis le hameau des places en contrebas. Depuis les places le chemin qui monte se divise. Une branche part tout droit vers  Cassou, une bifurcation montant sur la gauche passe devant les maisons de La Couparie. Immédiatement le réfractaire alerté sort de la maison et va se cacher dans un champ de blé en contre bas en suivant un parcourt parallèle au chemin qui monte des places. Au bout de quelques instant il entend des voix ennemies, puis (semble t’il) craignant d’être découvert, part du coté opposé au danger pour traverser le pré en direction la partie boisée sous le hameau de cassou. La encore la troupe est présente non visible; cachée par les arbres en bordure du chemin. Notre jeune maquisard  était une cible trop facile pour que ces sauvages lui laissent une chance. Un peu plus tard en fin d’après midi ce sera le tour de ces camarades partis du camp de Chabrier avec camionnette en mission,  de succomber dans l’embuscade de Pounot.

  Les Allemands donnent ordre aux habitants à proximité de ne pas toucher le corps. Malgré la peur, il faut bien éviter de laisser le mort seul la nuit, livré aux animaux sauvages et à la hâte lui offrir une sépulture, quoi que rudimentaire mais digne d'un hêtre humain nonobstant le danger. C'est la famille Masmonteil du château de Lamorgie qui prit l'initiative de l'enterrer à proximité de leur habitation. Plus tard le corps fut transféré au cimetière de Sainte-Fortunade.   

   J'ai trouvé la famille Chastang que je dois  rencontrer prochainement pour lui transmettre les informations à ma disposition.              

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Bien venue chez toi

28 Mars 2014 , Rédigé par Roro Publié dans #Musique - activités culturelles

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 le voyage Annuel du foyer rural de sainte-Fortunade aura lieu comme d'habitude le weekend de l'ascension. Ce sera Antraygue pour se rapprocher de jean ferrat, entre autres choses à visiter dans la région. Ce n'est pas éloigné, mais faut' il aller loin pour voir de merveilles. Pour ma part, j'avais il y a quelques années l'intention d'aller voir Ferrat dans son village d'adoption.  Bien entendu j'ai loupé l'occasion, mais il est encore dans nos coeurs. Les paroles de "la montagne" traduisaient l'exode rurale et la déprise agricole particulièrement dans le massif central où les sapins désormais sur le plateau de "mille vaches" remplacent les pâturages. Je me souviens l'avoir vu chanter à Montreuil et à Saint-Denis, j'avais seize ans ou dix sept.

 Quand je pense à Jean Ferrat qui chante Aragon, je ne peux pas, ne pas avoir une pensée pour Isabelle Aubret, la belle Isabelle à la voix d'or, si agréable et si expressive qui chantait Ferrat. Ferrat était un monsieur de la chanson et pourtant nous aurions aimer le cotoyer et l'appeler Jean !

Alors Jean, bien venue chez toi !   

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Elections municipales

18 Décembre 2013 , Rédigé par Roro Publié dans #Questions de société

 

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Sainte-Fortunade: le fauteil du maire

 

Les élections municipales se préparent activement dans les états major. J'ai été contacté par le maire de ma commune de Sainte-Fortunade 1884 habitants. Aprés un repos de 6 ans du à  mon retrait lors de la dernière consultation aprés avoir occupé le poste de premier adjoint pendant 18 ans et conseiller de la non majorité pendant sept années.. Je livre ces informations par nécessité de transparence. les contacts en vue de désigner le futurs élus doivent se faire sans cachoteries ou combines cachées, afin que les citoyens et citoyennes ne soient pas otages des politiques mais les acteurs informés et souverains.  Voici la substance de ma réponse     Roger Colin 

 

Michel,

   J’ai choisi de te faire un mot, pour que mon positionnement soit clair et bien compris. Je n’ai pas envie d’être candidat aux élections municipales.  Je n’y ai  plus le  gout, les années ont passé  par la,  tout simplement. C’est paradoxal que les jeunes manquent de temps et souvent n’ont pas l’expérience pour une mission qu’ils découvrent  et les plus anciens, pour beaucoup ne sentent plus le courage et l’envie de s’engager. Quoi qu’il en soit si j’avais éprouvé le vœu de me présenter, j’aurais demandé que la liste affirme sa totale indépendance par rapport à la politique gouvernementale, poursuivie actuellement. Il n’y a plus de place dans le cadre du libéralisme pour une politique sociale, sauf à le mette en cause ne serait ce que partiellement. Ceci nécessite volonté politique et courage. Ce n’est pas l’option qui a été choisie, pire le gouvernement va au devant des demandes du MEDEF. Je ne développe pas davantage… Le rassemblement de ce qui a fait la gauche à Sainte-Fortunade continuera, les sympathisants du front de gauche y ont leur place,  mais a titre personnel,  je ne pourrais pas me placer en situation de brouiller le message que je porte par ailleurs. Pour autant Je pense que nous aurions trouvé le bon positionnement, la bonne formule, d’autant que, sous couvert de programme municipal, la droite recherche une représentativité, ce que l’on comprend, mais sur la question de politique générale, elle ne propose rien de bon si ce n’est que de faire de la surenchère, dans le mauvais sens, celui du capital évidemment. Or, les Fortunadais ne sont pas naïfs, j’en suis persuadé.

  Les réalisations faites en cours de mandat, montrent une volonté de répondre aux besoins par la continuation et l’affirmation des services publics, par  des choix pertinents. Le rattrapage du retard pris depuis 13 années dans le domaine de l’eau et l’assainissement par exemple. L'aménagement de la mairie était envisagé depuis longtemps et aurait du se faire quoi qu'il en soit, toute foi il est fort réussi..... Bien entendu il y a des choses à améliorer. Je souhaite que l’élaboration du programme municipal se fasse en concertation avec la population autant que faire se peut. Bien que, si les élus savent être au plus prêt de la population pendant leur mandat nos concitoyens sont amenés à le reconnaître et de fait, il n’y a plus besoin de ce qui pourrait être perçu comme une séance de rattrapage.

     Bon courage, tu sais que tu as toute ma confiance et toute mon amitié.

 Le Boirebuffe le 16 Décembre 2013

 Roger  Colin

 

Réponse

 

 

bonsoir Roger,
je prends à l'instant connaissance de ton message.
Je respecte évidemment ton choix, que je sais inspiré par un souci de cohérence, et d'honnêteté intellectuelle (ce qui n'est pas la vertu la plus partagée !).
Bien sûr j'aurais apprécié de poursuivre avec toi une aventure commencé il y a maintenant 3 décennies ; je comprends tes motivations, à la fois personnelles et politiques, et je te remercie de la confiance dont tu m'honores en me les livrant avec amitié.
Je sais que je pourrai si besoin compter sur toi, sur ton soutien, et c'est déjà appréciable.
Merci Roger, et toute mon amitié
Michel

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Aubazine Le Canal des Moines

9 Décembre 2013 , Rédigé par Roro Publié dans #Famille

Aubazine Le Canal des Moines En balade  au canal des moines avec Alexandre et Antoine
Aubazine Le Canal des Moines
par Roro

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Production de châtaignes

12 Octobre 2013 , Rédigé par Roro Publié dans #Arbres et Nature

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Récolte de châtaignes

  La châtaigne « Bouche de Bétizac » est Précoce, l’arbre est  hybride issue d’un croisement avec l’espèce « Bouche Rouge » originaire de l’Ardèche, et un châtaigner japonais. C’est sans aucuns doutes l’espèce qui associe le mieux le maintien de qualité du fruit  de l’espèce polinisatrice dont elle est issue et une meilleur résistance aux maladies du a son origine  « crénata »

  Pour blanchir ou faire en marron elle se défait très bien. Son gout est excellent. Comme bouche Rouge elle peut facilement être utilisée pour faire du marron glacé. On peut très bien utiliser Bétizac pour sa consommation personnelle et commercialiser le reste de sa production. Elles sont plutôt grosses et plaisent bien sur les marchés.  Evidemment il faut prévoir un polinisateur pour dix arbres, mais ce n’est pas utile s’il y a aux alentours des châtaigners sauvages. Pour une production régulière il vaut mieux avoir au moins deux espèces au cas où pour des raisons climatiques une ne donnerait pas. Il est possible d’avoir également « Bournette » comme deuxième espèce qui est en plus un bon polinisateur, c'est ce que me conseille un producteur, dans un but de commercialisation. C’est un hybride aussi, un joli fruit de couleur claire, gros également. Je ne suis pas certain qu’il se défasse aussi bien de sa seconde peau, mais je ne l’ai pas essayé moi-même. En dehors de ces deux espèces d’hybride, les autres sont de qualité inférieure.

   Si non il faut opter pour les espèces issues de châtaigners cent pour cent européens «Sativa ». Alors la, chacun fait selon son envie. De retrouver les anciennes espèces peut être passionnant. J’ai greffé « Belle épine » espèce récente et planté chevanceau comme polinisateur parce que les circonstances s’y sont prêté. Je procède aussi   un  arbre de marrons des Pyrénées ou rousse de Nay, très rustique qui produit bien mais les fruits ne sont pas parmi ceux qui se nettoient le mieux, leur gout ressemble tout à fait à Bétizac. Les années où il n’y a très peu de châtaignes sur les autres arbres je suis bien content de les avoir. J’envisage de mettre aussi « Verdale » dont les fruits  se conservent longtemps résistent le mieux au vers, parait il….et les marrons de la Piale dans tout ça ?...  Avis aux amateurs

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Premières chataignes 2013

2 Octobre 2013 , Rédigé par Roro Publié dans #Arbres et Nature

   Voici les premières chataignes prètes à tomber au 30 Septembre, c'est une espèce précosse : "Bouche de Bétizac". La récolte principale des chataignes se situe vers le 10 Octobre ainsi que les noix. Mais cette année les fruits sont en retard pour la plupart.

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Qui plume la volaille ?

27 Juillet 2013 , Rédigé par Roro Publié dans #Questions de société

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 Une inquiétude se fait jour dans le domaine de production de volaille, notamment en Bretagne, en raison de la fin de l’aide à l’exportation. Il faut être solidaires des employés  qui voient leur avenir menacé de par la mauvaise gestion de la part du patronat pour qui le sort des employés est quantité négligeable.  Les pouvoirs publiques ont la responsabilité de ne pas s’êtres préoccupé  de  répondre à la situation et organisé la filière autrement. De subventionner l’exportation à outrance pour faire des produits d’une qualité discutable envoyés   à l’autre bout du monde, alors que 40 % de notre consommation provient de l’importation est une aberration. C’est pourtant ce que défendent certains milieux agricoles qui  demandent « de diminuer les couts de production pour faire face à la concurrence brésilienne » comme j’ai pu le lire, ce qui n’a aucuns sens.

  Nous avons dans le Limousin et le Périgord, pour ce que j’en connais des producteurs et groupement de producteurs capables de fournir des poulets de bonne qualité à des couts abordables. Elevés en semi-liberté et nourris uniquement aux céréales. Fort heureusement les consommateurs ont bien compris l’intérêt pour l’environnement, la traçabilité,  pour leur santé et pour l’économie Locale, régionale et nationale. Plutôt que la loi du marché capitaliste mondialisé, la souveraineté en terme alimentaire doit être défendue. Les productions alimentaires doivent sortir du cadre de l’organisation mondial du commerce, les aides de l’Europe, et tout particulièrement celle à la disposition de l’état, doivent être réorientées vers les productions à taille humaine sur un cahier des charges de qualité. (Ce qui est le cas dans plusieurs domaines, mais en particulier aussi en matière de production porcine). La concurrence Allemande utilise des travailleurs étrangers sous payés, il faut s’opposer au niveau de l’Europe au Dumping social. Voila ce que doit être l’action de tous ceux qui ont conscience que l’agriculture est en élément essentiel de l’avenir de l’humanité. Voila aussi pourquoi il faut s’opposer au GMT (Grand marché Transatlantique). Les échéances électorales pour renouveler l’assemblée Européenne en 2014 sera l’occasion d’y revenir !  

 

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