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Articles avec #questions de societe tag

L'agriculture et notre alimentation

26 Avril 2017 , Rédigé par Roro Publié dans #Questions de société

 

Le consommer français

En matière d’alimentation nous avons la chance de constater que les consommateurs ont compris que leur intérêt du point de vue de la santé était en corrélation avec le revenu des producteurs autant que de la défense de l’environnement.

L’Europe a orienté depuis quelques années encore davantage les productions vers l’exportation vers les pays d' Afrique. Cette orientation est défendu depuis longtemps par nos gouvernements  mettant en avant l’intérêt de cela pour équilibrer la balance commerciale de la France. Faire produire à des éleveurs des quantités d’animaux dans des conditions sanitaires et de mal être par des personnes surexploitées soumises aux exigences des multinationales de l’agroalimentaire. Ces productions sont vouées à l’exportation avec de fortes subventions afin de permettre des profits aux exportateurs qui inondent les marchés d’ Afrique ou d’ailleurs. C’est le cas du poulet. La conséquence en est que ces produits viennent, dans ces pays, concurrencer les productions locales  et de fait détruisent les économies agricoles de ces pays en donnant à consommer des produits de mauvaise qualité. Cela jette les paysans locaux dans la misère et les pousse à l’exode.

Il existe pour le principe des mesures en France pour encourager les productions locales avec un cahier des charges et des conditions de distribution régionales, mais les aides accordées représentent des sommes totalement insignifiantes. La faiblesse des aides est bien la preuve qu’il n’existe pas de volonté politique. Avec une réorientation des aides, la réorientation de la production permettra une autre conception de la production et de la consommation en adéquation avec les exigences environnementales. Tout ceci créera de l’emploi dans l’agriculture française.

rapports d’économie et de coopération peuvent s’établir avec les pays notamment du continent africain. Ceci concerne également la question des minerais et du bois. Nous subissons dans le pays, mais particulièrement en Corrèze la mévente du bois y compris du bois d’œuvre. Les professionnels du bâtiment expliquent qu’il vaut mieux utiliser du bois tout prêt qui a été exploité en Afrique, Asie du sud est ou Amérique du sud, que cela revient moins cher. Cette « exploitation » des forêts de bois exotique constitue un vrai pillage pour le plus grand profit des multinationales exportatrices en même temps qu’elle dévalorise la valeur de nos forêts françaises. Il y aurait là encore de quoi utiliser de la main d’œuvre avec un espace boisé revalorisé.

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Comment ne pas s'engager

14 Février 2017 , Rédigé par Roro Publié dans #Questions de société

La situation du pays continue à s‘aggraver. Il est clair que la France est riche, mais les inégalités n’ont jamais été aussi grandes. D’un côté les actionnaires, les spéculateurs de toutes sortes, les PDG, les hommes politiques liés à l’oligarchie financière, s’empiffrent avec des sommes indécentes. Ils trichent avec l’impôt sans être inquiétés, alors qu’un malheureux qui vole un paquet de pâtes pour survivre se retrouve immédiatement en prison. Dans les villes des sans domicile fixe sont à la rue par des températures à moins 10 degrés sans que cela ne gêne personne.

Je ne peux pas exprimer à quel point j’ai envie de crier ma colère.

Il y a l’urgence sociale d’abord et ce n’est pas simple quand il manque réellement la détermination de trouver les solutions. C’est un sujet qu’il conviendra d’approfondir (à suivre).

Les inquiétudes sur la démocratie, la sécurité, l’avenir de notre république ne sont pas hors sujet quand on pense à l’affaire Téo notamment… ( d’autant qu’il n’est pas le premier à subir les mêmes sévices)

Les élections qui arrivent constituent un enjeu considérable.

Le système libéral, (cela fait plus soft que capitaliste quand même, allons voyons) conduit à toujours plus de concurrences et donc de concentrations. Par conséquent toujours plus de sacrifices pour ceux qui produisent les richesses afin que la concurrence puisse se faire sans toucher aux dividendes ! là, est la pierre de touche.

Dépasser le système est-il possible ? bien entendu, mais encore faut-il s’en donner les possibilités. Pour cela, il faut d’abord ne pas écouter les sornettes que nous diffusent les grands moyens d’information détenus par les milliardaires qui ont intérêt à laisser penser que les choses ne peuvent pas être autrement parce que c’est comme cela un point c’est tout. En gros l’idée est que si cela va mal, « c’est mieux que si c’était pire ». Quelle est la solution ? la seule possible, consiste à rassembler ceux qui veulent les changements sur un projet global puis un programme assez précis pour bien en montrer la faisabilité, dans un mouvement pluraliste. C’est ce qu’a fait « la France insoumise en s’appuyant sur le programme de 2012 « l’humain d’abord » en le travaillant avec des milliers d’intervenants et en le retravaillant encore dans plus de détails. Parce qu’il n’est pas constructif ni persuasif de faire des promesses chiffrées importantes si on n’est pas en mesure de convaincre que les moyens pourront se situer à la hauteur nécessaire. En dehors d’un coup de pouce aux minima sociaux et au SMIC, l’amélioration des conditions de vie ne se sera que la conséquence de la remise en cause des profits du capital. Les milliers qui ont travaillé sur le programme se considèrent solidaires et comptables de leurs engagements.

Alors que la France insoumise possède un programme « l’avenir en commun» qui engagera la société vers plus de justice pour aller vers la mise en place de nouveaux rapports de production, et travaillera à la sauvegarde de la planète, elle constitue un mouvement que peuvent rejoindre tous ceux qui le veulent en gardant leur indépendance. Elle a à sa disposition un candidat de valeur avec Jean-Luc Mélenchon.

Qui y a-t-il en face ?

...Chercher le programme !

Le pen, pas de programme en dehors des copier coller qu’elle pratique pour mieux tromper les électeurs, alors que par ailleurs elle n’est que le chien de garde du capitalisme. Elle n’est pas anti système mais plutôt nanti système

Fillon, pas de vrai programme en dehors de faire suer le « burnou » au pauvre peuple remettre en cause les services publics (lui aussi) …

Macron l’homme de la banque qui a été le conseiller de François hollande ne veut pas dévoiler de programme parce cela vaut mieux pour lui...

Hamon, en dehors des copier-coller sur Mélenchon dans le but de faire le chantage au mieux placé et du revenu universel, idée de propagande dont il ne sait pas comment elle s’appliquera n’ira pas bien loin quand il sera passé sous les fourches caudines de la synthèse du parti socialiste et que leurs élus députés à l’assemblée seront les mêmes pour la plupart que ceux qui ont voté la loi El-Komri. D’autant qu’on a l’habitude des mots d’ordre qui ne servent que d’appâts. On a donné

Quand on pense qu’un programme constitue l’engagement de candidats susceptibles de le mettre en place, que cela ne peut être fait concrètement en quelques jours sur le coin d’une table.

Souvent les gens réagissent avec des jugements émotionnels, en fonction des « informations ». De la propagande qu’il leur est diffusée par les médias. Ces mêmes médiats au service de ceux qui les possèdent. « Allez y les pauvres piou-pious aller voter puisqu’on vous le dit et pour ceux dont on vous dit qu’ils vont gagner. Le programme ?  qu’avez-vous donc besoin de programme ? »

… Essayons quand même de penser que les puissants « ne sont grands que parce que nous sommes à genoux »

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Quelle France et Quelle Europe

21 Juillet 2016 , Rédigé par Roro Publié dans #Questions de société

Insoumis à l’Europe des riches


D'aucuns continuent à prétendre qu'on peut en France faire une politique sociale sans changer les règles de l'union européenne. Je craints que les «changements » envisagés par ceux-ci ne soit pas à la hauteur des enjeux. La loi « travail » dictée par les instances Européennes, les menaces qui pèsent en ce moment sur l'Espagne et le Portugal après la Grèce, , le dumping social auquel nous assistons ne sont que quelques éléments qui démontrent que cette UE est totalement au service des groupes capitalistes multinationaux, contre les travailleurs et contre les peuples. Les divers traités interdisent aux états de mener leur propre politique. Déjà Chirac en 1995 disait ne pas pouvoir appliquer son programme électoral du fait des exigences de l'Europe.
C'est pour cela qu'il faut envoyer à la tète de l'état un gouvernement et donc un candidat lors de la présidentielle qui désobéira aux traités, qui les contestera et imposera la remise à plat des orientations de l'union. La France est forte, elle peut le faire. Bien entendu dans le cas ou nous n'obtiendrions pas satisfaction la sortie ne serait pas tabou parce qu'on nous y contraindrait. Entre se soumettre ou se démettre on ne se soumettrait pas comme y a été contraint ce petit pays qu'est la Grèce.
L'expression de Jean-Luc Mélenchon résume bien ce que doit être la démarche « l'Europe tu la change ou tu la quitte »
Pour changer l'Europe il ne suffit pas de vœux pieux, il faut s'engager fermement devant le peuple. Cette question s'invite d'elle même avec force dans la campagne des présidentielles. Pour changer la politique en France il faut changer les orientations de l'Union Européenne, et pour cela il faut présenter un candidat en conséquence. Nous avons le programme, c'est l'humain d'abord , nous avons le candidat, c'est Jean-Luc Mélenchon.
Par contre, il n'est pas rassurant de constater que certains recherchent un candidat, un de plus. Sous prétexte de « rassemblement » pour rajouter à la division sur la base d'alliance avec les réformistes partie prenante du parti au pouvoir. Si cette démarche aboutissait cela signifierait de fait un accord sur un programme minimum qui ne manquerait pas de passer au compte de perte et profit la question de l'Europe qui est essentielle. Heureusement la « France insoumise » porte l'espoir.Les enjeux dans la perspective de 2017 sont extrêmement importants, la seule politique qui vaille c'est la rupture avec le libéralisme au niveau du pays et de l'Europe.

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La loi Travail

14 Mai 2016 , Rédigé par Roro Publié dans #Questions de société

L'Europe et l'état Français au coude à coude

 

Avec le passage en force du gouvernement sur la loi travail, j'ai entendu que certains se posaient la question de savoir à quoi pensaient les gens du gouvernement, il est vrai que cela traduit le fait que nos gouvernants sont loin des réalités, mais il s' agit la en fait de mesures qui ont été suggérées par les instances Européennes. Déjà en 2011 François Hollande secrétaire du parti socialiste avait indiqué qu'il fallait privilégier les accords d'entreprises.

C'est à l'époque Jean-Luc Mélenchon qui dans son blog expliquait les conséquences, que ces positions supposaient : Prioriser les accords d'entreprises par rapport à la loi et de fait remettre en cause le cadre des acquis et la hiérarchie du droit en matière  sociale, avec la loi qui protège et les accords qui viennent compléter dans la mesure où il sont davantage favorables. Je me souviens très bien pour m'en être fait l'écho lors de différentes réunions auxquelles j'ai assisté, parce que je trouvais que c'était grave et significatif.

Donc les choses étaient dans les tuyaux depuis lors, on peut dire que notre président a de la suite dans les idées. Serait-ce des idées saugrenues nées un beau matin ? Bien sur que non ! Ce sont des suggestions des instances Européennes au service du capital. Faire baisser le coût du travail pour accroître les profits.

Sauf que les conséquences d'un capitalisme qui s'en prend non seulement aux salariés mais au monde du travail en général, qui ponctionne les budgets nationaux avec toutes les conséquences que l'on subit, de plus en plus de citoyens prennent conscience de ces méfaits et des limites d'un système qui n'est plus apte à résoudre les problèmes posés aussi bien que de ses propres contradictions autrement que par la paupérisation des peuples et la vassalisations des états.

Les instances Européennes pour être à l'origine de toutes les lois scélérates transposées par les états à leur service doivent être dénoncées avec plus de forces. Ceci ne signifie pas pour autant qu'il faut dédouaner le gouvernement qui s'obstine à imposer par tous les moyens y compris par un coup d'état institutionnel des mesures injustes, impopulaires et antidémocratiques.

Nos gouvernants Français n'avaient aucunes obligations pour rédiger cette loi et encore moins pour l'imposer. Aux injonctions de l'Europe les états ont la possibilité de dire non ! Non aux injonctions, non aux traités de cette Europe la ! Et que vive la France insoumise !     

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A quand le réveil ?

28 Janvier 2016 , Rédigé par Roro Publié dans #Questions de société

A quand le réveil ?

Ce matin je lis qu’une employée de supermarché a été licenciée pour une erreur de 5 euros et quelques. La justice a récemment condamné des syndicalistes à 8 mois de prisons ferme. Pendant ce temps les gens qui pillent l’état par l’évasion fiscale sont dorlotés parce qu’on les considère comme des « financeurs » et on a peur qu’ils retirent leurs capitaux. « Ils financent, donc il est normal qu’ils en retirent des profits ». Sauf que tout cela n’est rien d’autre que des richesses qu’ils pillent sur le dos du travail productif. De plus avec l'évasion fiscale, ils sont des délinquants. Je me souviens avoir été à un congrès à Levallois-Perret il y a 50 ans, javais 17 ans et déjà on nous parlait du couple Balkany qui avait des problèmes avec la justice. Ils sont toujours la à la mairie et dans l' hémicycle de l'assemblée nationale. Ils n'ont pas fait un jour de prison et ils sont réélus.

Jamais l’expression : « selon que vous serez puissants ou misérables …... » n'aura été si pertinente c'est à se demander si le peuple veut se réveiller un jour. Une idée générale montre que le fatalisme s'est emparé des consciences. Je considère que le système libéral (en fait capitaliste) est bien rodé est implanté mondialement et aussi que ceux à qui, il revient de proposer une alternative sont divisés à loisir, mais aussi et surtout parce qu'ils n'ont pas suffisamment travailler sur les propositions alternatives crédibles. Il ne suffit pas de faire des promesses, il faut montrer comment on va mettre véritablement ces propositions en œuvre.

En dehors du fait qu'on peut créer des emplois par la relocalisation des productions, par la prise en compte de la transition écologique ou même relancer l'économie en augmentant les revenus de ceux qui sont loin d'avoir satisfait leur besoin, il n'en reste pas moins vrai qu'on ne peut pas produire plus que les besoins le nécessitent et en tous cas plus que la demande solvable. La mécanisation puis la robotisation ont diminué le temps de travail nécessaire. Au lieu de produire du chômage les progrès scientifiques et techniques doivent aboutir à la diminution du temps de travail pour donner un emploi à tous.

Mais la encore il faut le financer ! Et comment si ce n'est en prenant sur les richesses crées ? Qui sont pillées actuellement ? Il faut donc aller chercher l'argent la où il est. Mais va t 'on nous dire, si on touche aux profits, les actionnaires vont se retirer. C'est bien la que se situe l'acte politique révolutionnaire. Il y a la nécessité de financer au fur et à mesure que les cas se présentent d'une autre façon que par les capitaux privés. Et de fait donner le pouvoir (qui est actuellement aux mains des financiers) aux travailleurs aux citoyens, à la collectivité au service de tous.

On voit que la réponse immédiate au chômage qui est le problème central, conduit à la mise en place progressive d'un autre rapport au travail, d'un autre système social est économique. On voit que les idées justes et simples s'énoncent clairement pendant que les longs discours n'ont de but que d'endormir les gens. Mais pour mettre en œuvre ces idées, il faut une véritable volonté politique et travailler sur le comment s'y prendre. La encore il y a du travail à faire parce que de toutes façon les changements ne se feront qu'avec la volonté consciente des citoyens.

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Alternative

3 Janvier 2016 , Rédigé par Roro Publié dans #Questions de société

Alternative

(Article revu)

Lors d'une discussion un ami me disait de ne pas oublier que le programme du Front de Gauche n'est pas révolutionnaire. C'est exacte. Malgré tout, mon sentiment est qu'il ne doit pas y avoir une politique visant à amoindrir et apaiser les plaies en attendant le grand soir. Chaque élément d'un programme national portant sur une législature ne peut que s'inscrire dans la mise en place peut ou prou des bases d'une nouvelle société libérée du dictât de la finance.

C'est ainsi que la question du chômage doit être abordé : a savoir qu'il est nécessaire d'investir dans les énergies renouvelables et d'autres domaines et il est indispensable d'avoir un bon niveau de productivité ne serais ce pour éviter de dépendre de l'extérieur et maintenir l'emploi en France.

Cela ne suffit pas ! Le libéralisme productiviste a cassé l'emploi, c'est avec la réduction du temps de travail que l'on pourra le recréer. Bien entendu le financement ne peut qu'être assuré par la remise en cause des profits de la finance, cela suppose une volonté politique, mais si les français adhèrent à notre projet nous en auront la force. Dans ces conditions on aura la réaction des actionnaires qui risquent pour faire capoter les changements où parce que leur taux de profits devient à leur grès insuffisants de retirer leur capitaux investis. Ce qui pose la question de re-financer les sociétés autrement et du coup remet en cause la financiarisation de l'économie, l'accaparement des richesses produites par l'actionnariat et de fait le capitalisme.

Baisser le temps de travail, Maîtriser le crédit et l'investissement, donner le pouvoir dans les entreprises aux travailleurs, doivent être nos objectifs mais aussi nos mots d'ordre.

Quelle société nous voulons , comment nous pouvons y parvenir ? Il est temps de lancer le débat public au lieu d’être timoré et d'avoir un discours qui tranche peu finalement avec les autres. Il y en a marre des discours abstraits qui ne veulent rien dire au fond. Pour les forces qui se veulent alternatives si elles sont prêtes à assumer leurs responsabilités doivent engager le débat y compris (et surtout même) lors des campagnes électorales avec les citoyens parce que les changements ne se feront qu'avec eux.

Je n'ai jamais cru au grand soir, mais à la mise en place de mesures qui s'imposent progressivement et qui résolvent les problèmes posés tout en installant de nouvelles bases à la société. N'en déplaise aux nostalgiques de l'opposition surannée entre les réformes démocratiques et la révolution.

Tout cela signifie que l'échéance des élections présidentielles devra être l'occasion de se positionner. Nous, y reviendrons.

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Les régionales 2015

30 Novembre 2015 , Rédigé par Roro Publié dans #Questions de société

Les régionales 2015

Bien que n'étant impliqué qu'a moitié dans la campagne, et même si je ne me sent pas très inspiré, j'ai conscience que les résultats ne seront pas neutres. Les intentions de vote montrent qu'en Aquitaine la majorité socialiste semble pouvoir être menacée d'où la possibilité d'une alliance technique pourrait se justifier, d'autant que le PCF majoritaire sur les listes va probablement se prononcer pour afin d'avoir le « maximum d'élus ». Donc la question est de savoir si les partenaires notamment, le P G s'y associera, à ce jours je pense que ce ne sera pas le cas. Évidemment, barrer la route à la droite et se donner les moyens d'agir au niveau de la région qui aura des pouvoirs conséquents et où siégera l' « affront national » n'est pas loin s'en faut sans intérêt. Toute foi, une alliance même technique, même s'il n'y a aucuns accords politiques signifie bien une certaine soumission dé lors qu'il agit de se confondre sur la liste socialiste existante et la tout le monde n'est pas en mesure de faire la part des choses.

La situation est complexe, d'autant plus qu'il y a un tel rejet de la politique gouvernementale qu'il faut travailler à construire l'alternative et cela ne se peut pas se faire avec une quelconque concession avec les représentants du pouvoir en place. Le rejet est tel qu'une situation jugée comme une compromission pourrait condamner la gauche dite de gauche pour l'avenir alors qu'elle constitue le socle de l'alternative démocratique sociale et écologique. La situation évolue de jours en jours à voir comment les jeunes sont capables de se mobiliser pour condamner les attentats notamment tranche avec leur engagement politique. La raison en serait le manque de confiance dans les forces organisées, de faiblesse face à une tache jugée hypothétique de s'attaquer à un capitalisme mondialisé tout puissant. Pourtant les jeunes sont de plus en plus nombreux à ne pas savoir comment ils vont pouvoir s’insérer dans la société. L’extrême droite doit elle servir d'exutoire alors qu'on n'a rien de bon à en attendre ? La colère existe en même temps que la résignation comme un feu qui couve.

La volonté politique autour d'un programme qui se consacre à la remise en cause du capital , dans un rassemblement le plus large et l'unité la plus résolue constitue le seul moyen pour créer un élan salvateur du peuple Français. Déjà en 2007 nous étions nombreux à dénoncer les « prés carrés » où chacun s'enferme et compte ces brebis mais les habitudes sont tenaces. Il y a des rendez-vous à prendre, il ne faudra pas les rater.

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Rentrée d'automne 2015

5 Octobre 2015 , Rédigé par Roro Publié dans #Questions de société

J’ai pour habitude d’être discipliné et d’agir de concert dans un cadre collectif, si non nous n’arriverions à rien. Ce n’est pas sans faire valoir ma différence sur certains sujets. Lors de la préparation des élections départementales, j’avais émis l’idée qu’au second tour de scrutin notre liste de rassemblement alternatif ne se maintienne pas (sauf évidemment s’il était possible de l’emporter au second tour) et n’appelle pas à voter pour les socialistes, mais déclare qu’il leur appartenait de s’engager ou non sur la base de notre programme. Ceci afin de donner des gages à notre électorat. S’ils veulent les voix de nos électeurs c’est à eux à aller les chercher ! Je n’ai pas été suivi. Mais devant la situation nos candidats du canton de Seilhac ont adopté cette attitude la, celle de la raison. (Dans le cas contraire, alors que la liste conduite par le PCF sur Meymac mille vaches, a appelé à voter socialiste au second tour, le positionnement à l’opposé sur chaque canton cote à cote aurait fait mauvais effet. Certains partis ayant signé la charte avec l’intention de ne pas la respecter… bref. Amateurisme ? Ou apprentis sorciers. )

De la même façon, je pense que pour les régionales le maintient au second tour s’impose si c’est possible. Dans le cas contraire, où la liste front de gauche ferait moins de 10% il faudrait envisager une alliance avec EELV pour le second tour dans la mesure des possibilités. Si cela n’est pas possible, une alliance politique étant exclue avec les socialistes, cela ne me dérangerait pas que nous allions à une alliance technique avec eux et les verts.

Une alliance technique ne suppose nullement une soumission mais au contraire permet à chacun de garder son programme, son indépendance tout en ayant une représentativité qui permet de porter ses idées. Si non, nous n’existons pas. Ce sera la ligne suivie par les tètes de listes communistes qui veulent avoir le maximum d’élus et qui iront négocier. Je ne ferais pas de commentaires à ce sujet, mais finalement, à la réflexion, je n’y suis plus opposé, parce que dans un an et demi nous changerons de majorité à la tète de l’état. Alors nous aurons besoin de représentants pour ferrailler dans les instances élues. Les positionnements visant à considérer qu’il faut battre l’équipe actuellement en place n’aura plus de sens. La question qui se pose est: comment cette attitude sera perçue par l’électorat ? En dehors de quelques récalcitrants. Je n’ai pas toutes les réponses mais j’ai l’habitude de constater que souvent on prend les électeurs pour de novices. Alors Qu’ils savent souvent faire la part des choses mieux que beaucoup qui se prennent pour des stratèges. La question étant de savoir dans quel état d’esprit les choses se font. Si c’est pour faire référence à un éventuel rassemblement de la « Gôche », pour moi il n’en et pas question, je ne vais en développer les raisons qui sont évidentes. Le texte de l’accord du front de gauche qui vient d’être publié me satisfait bien et aux cotés de Dartignole, la présence de Stéphane Lajaumont pour « Ensemble » et Laurence Pache au nom du « Parti de Gauche » est une garantie incontestable.

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Élections départementales (suite)

3 Mai 2015 , Rédigé par Roro Publié dans #Questions de société

Elections départementales 2015 (suite)

Pour revenir sur la stratégie mise en œuvre dans certains départements, notamment en Corrèze par le « Rassemblement pour une alternative à gauche » RAG, J’en rage un peu qu’il soit été envisagé de se maintenir dans le cas où les listes arrivaient à 12.5 % des inscrits mais n’avaient aucunes chance d’être élues. Cette position consistait à faire le choix de faire élire délibérément les listes de droites. Les discussions que j’ai pu avoir depuis me contrarient beaucoup puisque c’est la langue de bois qui est utilisée. Le fait de se retirer et laisser les électeurs faire leur choix en connaissance de cause, ce qui est le cas lorsque la liste n’a pas la possibilité de se présenter est considéré comme la volonté de faire élire les représentants de la politique gouvernementale, c'est-à-dire la droite représentée par le parti socialiste. Donc se retirer ce serait soutenir le PS et la politique de droite qu’il mène ! Devant cette mauvaise foi, j’ai réussi à faire avouer à demis mots et même clairement qu’il y a la détermination à faire revenir la droite traditionnelle le « plus rapidement possible, parce qu’après on pourra préparer l’alternative »

Tout cela me peine. Pas par ce que je souhaiterais sauver les postes d’élus des socialistes, qui n’ont rien fait pour se démarquer de la ligne gouvernementale, ce qui supposerais que je partage plus où moins leur politique comme certains interlocuteurs disent où sous entendent, mais simplement pour ne pas me départir du fait qu’il faut avancer et construire avec les gens, les citoyens. Donc les laisser faire leur choix est primordial pour êtres compris et avancer avec eux, Rien ne se fera sans eux. Par conséquent, les stratégies qui se veulent savantes et super révolutionnaires sont coupées de la réalité, elles sont l’apanage de personnes qui ne font pas confiance au citoyens et qui s’imaginent devoir penser à leur place.

Nous sommes face à des comportements gauchistes et sectaires (ce qui est plus où moins la même chose). On peut très bien être révolutionnaire sans être sectaire, aussi bien que de travailler à rassembler les gens susceptibles de construire ensembles une alternative crédible, sans être opportunistes. Mais pour cela il faut le vouloir et faire travailler ses neurones. Malgré une super- campagne, même insuffisante en termes de présence sur le terrain et un score salué par beaucoup, j’en ressorts déconstruit politiquement dans la mesure où les électeurs sont présents, ils nous font confiance, ils sont prêts à être plus nombreux. C’est à ceux qui pensent pouvoir les représenter d’êtres à la hauteur de leurs espérances. La balle est dans notre camp ! Je pense en cela aux candidats potentiels, aux partis politiques, à ceux qui ont la conscience qu’on peut changer les choses.

Voila qu’à peine avons-nous fait les comptes de la confiance qu’on a eu où de celle qui nous a manqué pour avoir des élus, que la question de savoir sous quelle configuration politique nous allons affronter l’échéance suivante, se pose. C’est un peu l’inconnue, tout est à recommencer. Parce que ce n’est pas le projet qui prime sur la place des partis, mais le contraire. En tout cas pour ceux qui sont d’abord préoccupés par « avoir le maximum d’élus ! » Pourtant le mode d’élections des régionales, la proportionnelle permet d’allier les deux options et la, la question du maintien au second tour se pose d’une façon totalement différente. Le maintien au second tour est la condition dans ce nouveau cas de figure indispensable pour affirmer l’indépendance par rapport à la « goche » de droite et l’unité de l’alternative.

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Elections départementales

3 Avril 2015 , Rédigé par Roro Publié dans #Questions de société

Les candidats "Rassemblement pour un Alternative à Gauche" Canton de Sainte-Fortunade Corrèze.

Les candidats "Rassemblement pour un Alternative à Gauche" Canton de Sainte-Fortunade Corrèze.

Élections départementale 2015

En Corrèze comme ailleurs, le parti socialiste à mené une campagne sur le thème de la gestion départementale, il ne s'est à aucuns moments démarqué de la politique du gouvernement. Toute foi se faisant, il laissait la porte ouverte à un rapprochement de l'électorat de la majorité départementale précédente au second tour. Le mode de scrutin mis en place par Manuel Vals lorsqu'il était ministre de l'intérieur interdit de fait l'espoir d'une représentation de la diversité représentative et citoyenne, ce qui se traduit en Corrèze par l'élimination de représentants De la Gauche Alternative et évidemment n'incite pas à se déplacer au second tour mais surtout, le parti socialiste qui avait commencé sa campagne avec la ligne: gestion du département a donné un tournant avec la venue du premier ministre à quelques jours du scrutin ce qui suppose de fait le soutien de ses candidats à la politique gouvernementale. Cette manœuvre politique fait qu'un accord de l'ensemble de la gauche au second tour aurait supposé un ralliement à la politique du gouvernement Valls et ceci était impossible.

De toutes façons le mécontentement de la ligne du gouvernement est tel dans le pays que la politisation de ces élections départementales s'imposait.

La situation la plus prévisible se confirme. Poussée des listes de droites, poussée du FN la où il est présent. Les listes majorité départementale en Corrèze sont en recul, d'une façon moins importante qu'on aurait put le penser au premier tour. La gauche alternative obtient des résultats contrastés. Pour le canton de Sainte-Fortunade et celui de Naves, nous faisons un score qui s'approche de celui du second tour des régionales, (qui était à 20 %,) avec 18,29 et 17,62. A noter un certain nombre d'enveloppes avec les deux bulletins: majorité départementale et alternative à gauche.

Le soir du 22 Mars, répondant à des questions de maires je leur disais que de toutes manières les électeurs n'en font qu'à leur tète, qu'il fallait leur faire confiance pour la suite. Au petit matin du 23 Mars je fut réveillé par l'appel téléphonique du chef de file de la liste « majorité départementale » (en fait PS) Mais pour le camp du Rassemblement pour une Alternative à Gauche, les choses avaient été annoncées bien avant et de toutes façons une réunion devait se dérouler lundi soir pour rédiger un positionnement d'ensemble sur le département. Je précise à mon interlocuteur qu'il n'est pas prévu de le rencontrer.

La consigne donnée par les représentants des 5 organisations politique est la suivante : « se mobiliser contre la droite, l’extrême droite et tout ceux qui pratiquent une politique d'austérité »

Les organisations sont : Parti communiste, Parti de gauche, ensemble, associés à Europe écologie les verts et Nouvelle donne.

Sur le canton de « Seilhac les Monèdières » la liste RAG est en position de se maintenir. Les conditions de la charte qui nous lie dit que dans se cas on se maintient mais les candidats prennent la responsabilité de se retirer en indiquant que cela se fait sans appel à voter pour la liste socialiste, qu'il appartient à cette dernière de se déterminer en prenant les positions utiles à satisfaire l'électorat convoité et que de toutes manière elle n'a pas fait le plein de son électorat traditionnel donc que la balle est dans son camps. Le résultat est que la liste adverse de droite est élue largement malgré le retrait de RAG ce qui veut dire que le parti socialiste s'est battu tout seul. Un maintien de la liste arrivée en troisième position aurait consisté à faire élire l'opposition départementale (droite) d'une façon délibérée. Se retirant, les candidats de l’alternative, laisse ouverte la possibilité à la majorité départementale de s'en sortir. Celle-ci en sort battue. Il ne lui reste plus qu'a en tirer les conséquences. La raison n'en est pas dans la gestion du département, mais la politisation nationale s'est imposée de fait du rejet massif de cette dernière dans l'électorat. Nous avions eu un avant goût lors des élections municipales.

Je reçois des appel de félicitation pour le score de notre liste sur le canton de Sainte-Fortunade 18,29%. Je n'avais pas osé pronostiquer ouvertement un chiffre que je considérais comme possible. Ce n'ai pas extraordinaire et correspond aux potentialités. Je ne suis pas le seul à penser que le résultat aurait put être supérieur si la mobilisation avait été à la hauteur, mais bon ; nous l'avons fait ! Nous aurions put être dans la possibilité de se maintenir au second tour. Dans ce cas j'aurais été très mal puisque la charte exigeait de se maintenir avec les 12,5% des inscrits, alors que je partage l'attitude de nos camarades des Seilhac. Ils ont pris la bonne décision. Ils ont eu le courage de désobéir (« le droit à la désobéissance » cela me rappelle quelque chose.... ) à suivre

( a suivre) le 03/Avril 2015

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